Y-a-t-il un style bourguignon ?
13/07/2006 08:57Typo Roumanie Chalon sur Saône
Si « le style, c'est l'homme » nous dirions, après avoir visité la Bourgogne que « le style c'est le paysage ». Mais y a-t-il un style bourguignon ?
Évidemment. Le style de cette région réside dans la terre, le bois, l'histoire, les églises romanes, le printemps un peu pluvieux, la joie de vivre, la campagne inondée, les lavoirs couverts, la pierre de Pérouges, la vigne frêle à cette époque, les vins et la gastronomie, le bétail, les fontaines, l'architecture et les monuments.
Le style de cette région réside dans la VIE, la vie des gens, des Bourguignons.
Si vous voulez connaître le grand et le petit patrimoine – c'est simple : vous avez les guides touristiques, les brochures ou les magazines de spécialité.
Si vous voulez connaître la vie de la Bourgogne alors nous mettons à votre disposition un petit dictionnaire franco – roumain : Typo Roumanie en visite chez les Typoïstes français.
Leurs témoignages ? Des articles, des attitudes. Denisa a beaucoup aimé la ville de Dijon : la place Darcy et son Arc de Triomphe dans une explosion florale. Le musée de Beaux-arts et les explications de Marie Ange Arnoux lui ont laissé un souvenir d'exception. « Quoi de plus savoureux que la galette de Pérouges – mangée à... Pérouges, chaude et dorée sur le comptoir du marchand. Quant à Lyon – elle a tout aimé : les vitrines et le théâtre du Guignol, les ruelles tortueuses qui s'appellent « traboules », les maisons de « canuts », Fourvière – malgré l'effort déposé pour y gravir : « ça vaut la peine d'y monter, c'est un panorama unique » et le repos dans les ruines gallo – romaines vaut plus que tous les cours d'histoire suivis à l'école : « Belle promenade – en récompense – devant l'Opéra, l'Hôtel de ville, la Chambre de Commerce, la Place Bellecour, à travers « les bouchons », sous les gargouilles des cathédrales » - avoue – t – elle.
Les musées de Dijon ont impressionné Andra : « J'ai beaucoup appris au musée de la Vie Bourguignonne sur les métiers et les artisanats, les coutumes et les costumes des époques passées. En une heure on a traversé plusieurs époques... Quant aux commerces et aux commerçants, j'ai beaucoup aimé le coiffeur et les bigoudis de jadis » comparé par Andra « à un siège électrique ».
Sebastian a eu le coup de cœur pour Chalon : « la deuxième ville de Bourgogne par la population et l'une des plus dynamiques sur le plan économique ». Hébergé par une famille très accueillante il a beaucoup apprécié l'Eglise Saint Pierre et sa façade, le Château reconstruit au XIVe siècle par le duc de Bourgogne et la Tour de Chaule qui défend la porte de la ville. » Mihai a apprécié le travail en équipe : « Au Lycée Jean Louis Calderon de Timisoara – même si nous faisons partie de la même rédaction – nous avons rarement l'occasion de travailler ensemble ». Sans parler de la dotation de Typo : « Si je compare le peu d'équipement de notre rédaction à celui-ci... »
En ce qui concerne la gastronomie Corina a apprécié la cuisine : la raclette chez Marie – Ange nous a plu : une façon conviviale de prendre le repas. J'ai pris aussi la recette des « fricassées de volaille à la crème », ce sont des plats que je n'ai jamais mangés ».
« Les Français savent défendre leurs droits – la lutte pour la liberté, c'est inné chez eux » - croit Silviu après avoir participé à la manif contre le CPE. En tant que futur homme politique il a été touché aussi par l'accueil chaleureux, décontracté à la mairie de Chalon : « Je n'y ai retrouvé ni l'attitude raide des politiciens roumains (au moins la plupart d'entre eux) ni leur langage de... bois » - opinion qu'Andreea B. partage elle aussi : « nous avons trouvé beaucoup de chaleur à la mairie, des gens très accueillants ».
« L'accueil a été formidable en famille aussi » - déclare l'autre Andreea. Bianca l'a remarqué elle aussi : « J'ai beaucoup aimé ma famille d'accueil : ils ont même pensé à inviter une de mes camarades chez eux pour que je ne me sente pas dépaysée. »
Quant à Paula, la rédactrice en chef de Typo Roumanie, elle déclare : « Ce qui m'a frappé le plus ici c'était la gentillesse des gens. À partir des familles qui nous ont hébergés jusqu'aux vendeurs et même aux chauffeurs de bus, la bonté n'a pas cessé de venir à l'encontre des jeunes roumains. Je pense que, cette gentillesse et ce calme sont dus au niveau de vie plus développé qu'en Roumanie, au manque de stress et de problèmes ».
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