Une stagiaire pas comme les autres
13/05/2008 07:44Alexis Hontang
En 2003, Typo réalisait un magazine sur le Québec. Joyce McLean était là lorsque les typoïstes français firent le tour des classes de son lycée en quête d’homologues québécois.
Aujourd’hui en stage au journal de Saône-et-Loire, l’étudiante en journalisme de 20 ans profite au maximum de son séjour en France, riche en rencontres et en découvertes.
Tel le navigateur malouin Jacques Cartier, qui, en 1534, explora le Québec en remontant le fleuve Saint-Laurent, Joyce McLean est parti à la découverte d’un pays si loin, mais pourtant si proche de sa Belle Province : la France. Étudiante en journalisme, la jeune femme de Saguenay est officiellement en stage au journal de Saône-et-Loire : officieusement, elle essaie de s’intégrer au maximum aux si différents us et coutumes des Chalonnais, « comme manger à 19 heures C’est impensable chez nous qui dînons à 17 heures ! ». Quitte à s’exposer aux tenaces clichés des hexagonaux sur leurs lointains cousins du Canada.
« Les caribous, Céline Dion, la neige… Quand on reconnaît mon accent, tout le monde m’en parle ! », reconnaît-elle, elle qui essaie dans ses billets d’humeur dans le JSL de détruire ces stéréotypes dont les Français sont friands : « Vous savez, les Québécois ont l’image du Français avec la baguette sous les aisselles et le béret sur la tête ».
« Mon monde idéal ? Un mélange France – Québec »
Au rythme des soirées enjouées avec d’autres étudiants dans les bars et des journées travaillées au compte du JSL, la petite Québécoise a su s’intégrer et mieux apprécier les Français. « Je me suis vraiment amusée ! Les gens sont très ouverts. Une fois même, quand je suis allée couvrir, pour le journal, un pot de départ à la retraite (petite moue), on a tous trinqué (grand sourire). C’est vraiment énorme ! ». À tel point qu’elle place le peuple tricolore au rang numéro 1 du classement de ce qui lui manquera en rentrant : « Le prix du vin est ici très abordable, contrairement au Québec. Il y a aussi le sirop de menthe et de grenadine, qui n’existent même pas chez moi, la bonne bouffe, le TGV et le cassis ».
Joyce regrette de son Québec « les commerces ouverts tous les jours, le plus grand confort, l’odeur de la forêt du pays, la sécurité, les prix toutes taxes et pourboires compris et bien sûr, les Québécois ». Cela attendra ! Elle compte profiter au maximum de ses rencontres, qu’elles soient à Chalon, Dijon, Mâcon ou Lyon.
Arrivée sur les bords de Saône début avril, l’étudiante quittera l’hexagone un mois et demi plus tard, des souvenirs pleins la tête et une bonne note, pense-t-elle, à son examen : « Le rédacteur en chef du JSL me notera, ainsi que mon professeur à Saguenay. Je pense que ce sera bon ». Son diplôme en poche, elle pourrait alors se lancer de plain-pied dans la vie active. « Je pense être encore trop jeune. Je vais ensuite faire des études de sciences politiques à Québec ». Si la France est à 6 000 km de chez elle, elle sera encore bien ancrée dans son esprit : « Pour moi, le monde idéal serait un mélange de Québec et de France ».
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