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Une brève histoire des juifs marocains
07/07/2008 07:26Juliette BourriganMaroc
« On ne peut pas résumer l’Histoire juive du Maroc en quelques minutes », déclare Jacky Kadoch. Président de la communauté juive de Marrakech et d’Essaouira, cet homme préfère s’en remettre aux livres, pour plus de détails. C’est donc à l’aide de l’auteur Robert Assaraf et de son livre « Une certaine Histoire des Juifs du Maroc » que l’on peut découvrir de manière plus exhaustive cette Histoire.
« Nous étions très nombreux jusqu’en 1948 et la création de l’État d’Israël », explique le président des communautés juives d’Essaouira et de Marrakech. « On était environ 370 000. Aujourd’hui, nous ne sommes plus que 3 700 au Maroc, dont 2 700 à Casablanca. À Marrakech, nous sommes 203 », explique Jacky Kadoch, tenant près de lui la liste des juifs marrakchis recensés la veille.
« La présence juive au Maroc remonte aux temps les plus lointains », peut-on lire dès les premiers chapitres d’« Une certaine Histoire des Juifs du Maroc ». Elle n’a jamais été remise en question. « Pour cette raison, il n’y a pas de problème », certifie l’actuel président de la communauté juive. Il est possible que les premiers Juifs qui se sont installés au Maroc soient issus de l’époque du Roi Salomon, durant l’expansion des Phéniciens. Cependant, les premières preuves d’une présence juive au Maroc remontent seulement à l’époque romaine.
En 70 après Jésus-Christ, la destruction du Temple de Jérusalem par Titus a énormément influé sur l’Histoire juive. C’est en grand nombre que les Juifs se sont rendus en Espagne.
« Et en 1492, il y a eu l’expulsion des Juifs d’Espagne. Alors, certains sont venus au Maroc. C’était un pays d’accueil très favorable à leur intégration », résume Jacky Kadoch.
Pourtant, le peuple juif du Maroc a aujourd’hui considérablement diminué. Pour M. Kadoch, fervent pratiquant, l’explication est néanmoins simple : « L’émigration vers Israël est une réaction normale après les horreurs de la guerre, un retour à la Mère patrie. » Reste que, pour ceux qui sont restés sous le soleil du Maghreb, l’intégration semble avoir parfaitement réussi.
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