Un pas, deux pas, trois pas… vers plus d’humanité
11/02/2008 13:51Sophie Cadiot - lilly FormaleoniChalon
Afin d'aider les populations africaines dans le besoin, de nombreuses associations organisent des aides-humanitaires. Les jeunes s'intéressent de plus en plus à ce phénomène. Projecteur sur le club solidarité du lycée Hilaire de Chalon.
Étienne Douillet, élève de première S au lycée Hilaire de Chardonnet et adhérant au club solidarité, nous livre son témoignage. Il nous raconte ses voyages au Niger. « Nous sommes partis au Niger grâce à une amie d'enfance de ma mère, qui travaille depuis trois ans dans ce pays. Nous avons donc découvert cette nation fantastique et en sommes tombés amoureux » raconte-t-il, enthousiaste. « La première fois a représenté essentiellement un voyage touristique avec ' Point Afrique '. Nous avons dormi à l'hôtel de La Tapoa, nous nous sommes baladés dans les parcs et sur le fleuve » décrit-il. « Le deuxième voyage a été consacré à l'apport de livres et de matériel scolaire aux classes de la seconde chance, situées dans quatre villages ; Bomba, Tondé, Kareykopto et Alambaré. Une école s'est effondrée donc le Club Solidarité a donné des fonds. » explique-t-il.
« Une expérience qui ouvre les yeux sur le monde »
« C'est très dépaysant, des gens qui ne possèdent rien sont prêts à donner beaucoup. Il y a tout de même des gens distants avec les Européens » prévient-il « mais on ne se sent pas agressés comme dans certains pays. Pour partir, il est essentiel de savoir s'adapter. Il faut aussi être courageux, car certaines choses peuvent choquer. » ajoute-t-il. « Par exemple, je suis allé dans un marché pour manger de la viande, les gens ont alors égorgé une brebis sous nos yeux et l'ont découpé avant de servir les morceaux dans nos assiettes. Mais ces voyages représentent une réelle leçon de vie, ils ouvrent les yeux sur le monde et je pense que tout le monde peut y trouver son compte d'une façon ou d'une autre. » conclut-il.
Une Afrique qui s’appauvrit de plus en plus
Depuis de nombreuses années, la pauvreté en Afrique ne cesse de croître ; avant 1990, 82 % de la population vivait avec moins de deux dollars par jour et 55,8 % avec moins d'un dollar par jour. Aujourd'hui ces chiffres représentent respectivement 87 et 64,9 % des Africains. Ainsi s'ouvre le débat sur les solutions appropriées pour venir en aide à ces populations. Comment alors, adolescents ou jeunes adultes, peut-on apporter une aide concrète à ces problèmes de développement et à ces manques de moyen ? Le phénomène humanitaire a explosé dans les années 1990. L'aide à apporter à son prochain n'est certes pas une nouveauté ; elle a pris racine dans la tradition de la charité chrétienne avant de se structurer progressivement au début du 20e siècle. L'aide-humanitaire est devenue une vraie industrie ; présente lors des catastrophes naturelles, des conflits violents, elle s'active auprès des défavorisés, mais également au sein même de nos sociétés occidentales.
Partir, découvrir, aider… avec un maximum de motivation
Un volontaire est quelqu'un de convaincu qui pense que les gens peuvent apporter un changement positif et qui veut le prouver. On peut avoir différentes raisons de vouloir partir en mission, mais une des principales qualités requises est la motivation. « Il faut avoir envie de découvrir d'autres cultures, comprendre la différence, savoir s'adapter, être à l'écoute des gens et vouloir s'investir dans une démarche collective. » souligne Madame Bousquet, présidente du Club Solidarité au lycée Hilaire de Chardonnet, et secrétaire adjointe de l'association ' Boomerang '. En général, il faut avoir 18 ans pour participer à un camp chantier. « En effet, il y a un énorme travail de logistique, beaucoup de précautions à prendre. C'est une lourde responsabilité pour les parents de laisser partir leurs enfants. » Rappelle-t-elle . Mais il est possible de voyager à partir de 16 ans avec certains organismes.
« Tant que le pied ne se promène pas, l'œil ne voit pas. »
( proverbe burkinabé)
Ces voyages enrichissent l'esprit, « C'est essentiel pour l'avenir de tous, pour qu'il y ait une réelle prise de conscience de la part des jeunes envers les inégalités qui nous entourent. Ils permettent aussi une coopération Nord-Sud essentielle et la découverte d'autres cultures. Ils développent une vision plus large du monde. Tout le monde peut agir à son échelle, nous sommes tous citoyens du monde. » explique-t-elle avec dynamisme.
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