Un Avignon pour tous

09/09/2004 09:52Eloïse DussablyTypo Chalon Avignon
Ils étaient lycéens en mal de théâtre, les voilà servis ! Venant d’horizons différents, les adolescents qui participaient à l’opération « Lycéens au festival d’Avignon » ont passé une semaine dans la ville merveilleuse avec pour seul et unique but : « devenir spectateur ». Au cours de ces 7 jours mouvementés, ils ont appris à avoir un regard critique et à acquérir une attention toute particulière pour chacune des représentations qui leur était proposée.

L'opération « Lycéens au festival d'Avignon », pilotée par le ministère de l'Education et  le Centre National du Théâtre, se voulait éclectique et passionnante. Cette grande première a permis à des lycéens de toute la Bourgogne et de toutes filières confondues, encadrés par le rectorat,  de vivre les manifestations avignonnaises en vrais festivaliers. Leur séjour, du 18 au 25 juillet,  fut émaillé d'émotions fortes et de rencontres passionnantes. Ils assistaient chaque soir à un spectacle du « in », sept en tout, comprenant les plus grandes affiches du festival : « Urlo », « Peer Gynt », « Un homme est un homme » ou encore « Maison de Poupée ». La journée, cinq ateliers leur furent proposés. Laurent Muhleisen, directeur de la maison Antoine Vitez, a animé un atelier sur les diverses traductions du texte théâtral, qui a permis de nombreuses rencontres comme celle avec Pippo Delbono, auteur italien, ou encore Uli Menke, surtitreur du spectacle « Maison de Poupée ». Michel Archimbaud, éditeur, s'est attardé sur l'écriture même du texte de théâtre et sa publication tandis que la scénographe Anne Surgers commentait les décors de chacun des spectacles vus la veille. Robert Cantarella, metteur en scène originaire de Dijon, exposait tout l'art de la mise en scène, du jeu des acteurs, et analysait les spectacles du « in ». Maïa Bouteillet, critique à Libération, a aidé chacun des lycéens de son atelier à écrire une véritable critique sur l'un des spectacles vu au festival. « Nous n'avions pas une minute à nous et pas une minute sans penser au théâtre, et, bien que cette semaine ait été fatigante, je crois que tout le monde en aurait bien redemandé un peu ! » affirme l'une des jeunes filles présente à l'atelier de Maïa Bouteillet. Chaque découverte engendrait une rencontre plus passionnante et nos journées étaient parfaitement remplies de théâtre. La maison Jean Vilar fut présentée par son directeur, Michel Bourguignon, et la mythique Cour d'honneur du Palais des Papes par l'un des techniciens de cette scène. La plupart des jeunes festivaliers pensaient ne jamais pouvoir assister au festival d'Avignon en spectateur si privilégié et cette semaine fut, sans aucun doute, un rêve accompli et « à refaire ».

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