Travail et éducation : la combinaison gagnante

03/05/2007 14:37Cécile Pasquet
Actuellement, environ 650 mineurs sont incarcérés en France. Disposant d'un quartier de mineurs de 15 places, le centre pénitentiaire de Varenne le Grand, lui, compte parmi ses prisonniers 12 jeunes âgés 15 à 18 ans. Leurs journées sont rythmées entre l'éducation et le travail, deux éléments importants pour réussir leur réinsertion.

En France, un mineur peut aujourd'hui être incarcéré dès l'âge de 13 ans. « Quand on place un mineur en détention, c'est soit parce que toutes les autres solutions ont échoué ou alors que la gravité des faits est telle que l'on ne peut pas faire autrement »,  explique Monsieur Vansantberghe, directeur du centre pénitentiaire de Varennes le Grand. Un mineur est, pour un délit, jugé par un tribunal correctionnel. Quant il s'agit d'un crime, il comparaît devant une cour d'assises. Il n'est pas rare de trouver en prison des jeunes en attente de jugement. Les peines maximales d'emprisonnement pour un mineur vont d'un mois pour un délit à deux ans pour un crime. Au quartier des mineurs de Varennes, un travail quotidien est effectué avec la protection judiciaire de la jeunesse qui intervient tous les jours dans l'établissement et travaille avec l'équipe de surveillance du centre pénitentiaire. « Le but est de retravailler avec les jeunes et de trouver une solution éducative pour leur faire réintégrer la société le plus rapidement possible et dans les meilleures conditions ». Les jeunes de moins de 16 ans sont obligés de continuer leur scolarité. « Ces mineurs sont le plus souvent illettrés, parce qu'ils ont été en rupture un moment donné avec l'enseignement », affirme Monsieur Vansantberghe. « Cependant, il y en a quand même qui ont un niveau tout à fait correct, nous avons même un jeune qui prépare son bac ! », précise-t-il. À partir de 16 ans, les détenus ont le choix, ils peuvent continuer leurs études ou commencer à travailler. « En général, quand on leur demande de faire un choix entre l'école, car ils en ont besoin, ou le travail, ils choisissent le travail, car ils ont des difficultés financières », explique le directeur. Fort de ce constat, en novembre 2005, il a décidé de mettre en place, avec l'ensemble du personnel, un dispositif permettant aux jeunes incarcérés d'accéder à la fois à l'école et au travail. À Varennes, un mineur a donc la possibilité de réussir sa réintégration dans la société dans de bonnes conditions.  Mais cette société est-elle prête à lui donner sa chance ?

Commentaires: aucun
Ajouter votre commentaire
Pseudonyme *
eMail * (non publiée)
Titre du commentaire *
Commentaire *
captcha Recopier le code affiché *
* = requis

TEP Num 2 : zoom sur l'entreprise

TEP Num 1 : Moscou 2010

Envoyé Spécial Palestine

Envoyé Spécial Marine

Extra-Muros La réunion - Mayotte

Extra-Muros Maroc

Extra-Muros Bombay

Extra-Muros déportation

Extra-Muros Hué (Vietnam)

Extra-Muros Mali

Extra-muros France vue du Québec

Extra-Muros Quebec

Extra-Muros Vietnam

Extra-Muros Roumanie

Propulsé par La rOute du Net