Tarik Essaadi, roi de l’e-Maroc

24/08/2008 09:35EddyMarrakech

Tarik Essaadi est un pionnier du web au Maroc. Journaliste, il a fondé « e-marrakech.info », le premier portail d'actualité de la ville ocre. Enthousiasmé par les possibilités de communication offertes par internet, il n’a pas fait fortune, mais est devenu un acteur incontournable du développement de l’information en ligne au Maroc.

Aujourd’hui à la tête du premier magazine électronique d'actualité de la ville de Marrakech, « e-marrakech.info », Tarik Essaadi est passionné par Internet depuis son enfance : « À l’époque, l’accès était limité, mais c’était une sorte d’eldorado. On pouvait contacter des gens, communiquer… »
Aujourd’hui à la tête du premier magazine électronique d'actualité de la ville de Marrakech, « e-marrakech.info », Tarik Essaadi est passionné par Internet depuis son enfance : « À l’époque, l’accès était limité, mais c’était une sorte d’eldorado. On pouvait contacter des gens, communiquer… »

Aujourd’hui à la tête du premier magazine électronique d'actualité de la ville de Marrakech, « e-marrakech.info », Tarik Essaadi est passionné par Internet depuis son enfance : « À l’époque, l’accès était limité, mais c’était une sorte d’eldorado. On pouvait contacter des gens, communiquer… » Autodidacte, il crée la première liste de diffusion au Maroc et conçoit la première page consacrée aux nouvelles technologies dans le journal arabophone « Al Ahdath al maghribya » (Les événements marocains).

Le bonheur au cybercafé

Signe du destin, c’est dans un cybercafé que Tarik Essaadi rencontre Itimat Douitassane, son épouse : « En 1996, le prix de l'heure de connexion était élevé. Comme nous nous y croisions souvent, ma future femme et moi avions décidé de partager la facture. » Ensemble, par passion, ils fondent le site d’information locale « Prana News », en 2000 : « Nous avons constaté que les gens nous prenaient au sérieux, qu'il y a avait une grande soif d'information, surtout en provenance des Marocains de l'étranger. » Tarik et Itimat, encore étudiants, décident l’année suivante de lancer un portail plus professionnel qui sera « e-marrakech.info ».

Les trois premières années, le site ne rapporte rien : « Pour vivre nous faisions des piges. C’est ainsi que nous avons été le premier couple marocain à adopter le télétravail. » Après trois ans de traitement de l'information locale, la fréquentation du site stagne : « L'accès internet était encore cher dans les cybercafés : 100 dirhams de l'heure. Puis il a baissé à 60 puis à 30 pour être maintenant à 4 dirhams de l'heure. »

Page d'accueil du site e-Marrakech - 24 août 2008En 2006, nouvelle étape, le site passe à une couverture nationale et atteint environ 20 000 visites uniques par jour : « Au début, la plupart venaient de l'étranger, mais maintenant c'est le Maroc qui, avec 40 % des visites, est la première source. » Les possibilités offertes aux lecteurs de réagir et de participer dans les forums de discussions ont fini par faire le succès d’« e-marrakech.info ».

Fort de ce succès et en s’appuyant sur la diffusion des connexions internet à haut débit dans le pays, le couple marrakchi lance de nouveaux sites. Parmi tant d’autres, « Marrakech news » se consacre exclusivement à Marrakech, « limage.info » traite des médias et de la liberté de la presse et « Vivre Femme » est dédié à la gent féminine. Tarik se retrouve à la tête de « Point Info », le premier groupe de presse électronique au Maroc et réalise à l’occasion les versions électroniques de journaux existant comme « Jardins du Maroc ».

Un blog pour la liberté d’expression

Journaliste, il arbore fièrement sa carte de presse : « 4 ou 5 médias électroniques en sont dotés. C’est un cas unique au Maghreb. »
Journaliste, il arbore fièrement sa carte de presse : « 4 ou 5 médias électroniques en sont dotés. C’est un cas unique au Maghreb. »

Adepte des blogs, Tarik reçoit en 2005 le prix du « Meilleur blog africain pour la liberté d’expression », décerné par Reporters sans Frontières. Son blog en arabe, « e-mouaten.com » (e-citoyen) a reçu également des prix nationaux.

Journaliste, il arbore fièrement sa carte de presse : « 4 ou 5 médias électroniques en sont dotés. C’est un cas unique au Maghreb. » Par contre, les mêmes médias ne bénéficient d’aucune aide financière, car la loi qui finance la presse s’intitule « comité de soutien de la presse écrite ». Cela ne l’a pas empêché de lancer fin 2007, le petit dernier de la famille, « Al-khabar. info », un portail d’information en arabe.

http://www.emarrakech.info

http://www.marrakechnews.net/

http://www.limage.info

http://www.vivrefemme.net/


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