Surexpositions : Les Rencontres photographiques de Timisoara
15/06/2005 20:34Kraicsik Arlene et Tanczos Albert, 17 ans
« Afin de briser les frontières intellectuelles et artistiques entre la photographie ‘documentaire’ et la photographie ’artistique’, ces Rencontres, destinées à devenir un événement annuel, sont conçues comme un moment de questionnement et d’expositions destinées au grand public ».
Ainsi commence la présentation de ce nouveau projet à Timisoara. L'Agence France Presse a organisé cet événement artistico-documentaire, du 9 au 24 juin, en collaboration avec le Centre Culturel Français, ayant comme but de prés
enter un autre visage des quatre révolutions : Budapest (1956), Prague (1968), Timisoara et Bucarest (1989), Belgrade (1999/2000).
En présentant des images dures, quelquefois sarcastiques, la AFP a voulu proposer une autre réflexion sur le rôle de l'image dans une société « visuelle » et aussi de montrer quelques exemples de
la richesse de ses fonds de photographie qui ont souvent marqué l'histoire.
On a organise aussi un « marathon photographique » : plusieurs endroits avec des expositions destinées à des thèmes différents. A titre d'exemple l'exposition d'Andrei Pandele qui rappelle l'époque de Ceausescu, surprend dans des cadres comme : les quartiers de Bucarest, les difficultés de cette période : les queues pour le sucre, et bien sur la révolution. Un autre peintre, hongrois cette fois-ci, Gardi Balazs, propose une autre interprétation des évènements de Budapest en apportant l'habituel ou le banal dans le premier plan.
On a assisté aussi au lancement d'un livre qui débat de ce thème de la photographie. L'auteur, M. Adrian Piclisan avoue que « le rôle du photoreporter n'est pas de changer le monde, mais d'être témoin à ses évènements ».
Une autre exposition a été présentée par le photographe de presse, Gilles Saussier qui a été derrière l'objectif de l'appareil photo pendant la révolution de décembre 1989 de Timisoara. On a organisé aussi une table ronde pour les photoreporters roumains et français et les critiques d'art dans l'espoir de créer des liens et de changer d'avis sur cet événement pionnier dans notre ville.
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