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Sur un air de télévision
28/12/2002 02:26Aurélie et Mathilde
Ne vous est-il jamais arrivé, alors que vous êtes scotchés béatement devant votre émission préférée, de vous interroger sur sa réalisation ? Si, bien sûr. Eh bien Typo aussi, c’est pourquoi pour satisfaire votre curiosité (et la nôtre), nous avons interviewé Christophe Joly, animateur de l’émission « l’air du temps » sur France3 Bourgogne.
Comment êtes-vous devenu animateur ?
A la base, j’ai une formation de journaliste et j’ai travaillé en presse écrite, à la radio et un peu à la télé. J’aime avoir plusieurs portes ouvertes devant moi, aussi, je suis devenu animateur parce que c’est un concept intéressant qui ne m’empêche pas pour autant de poursuivre le journalisme. Dans l’animation, on a des rôles multiples : On choisit et on hiérarchise les sujets de l’émission qu’on organise… C’est un métier à part entière qui présente des points communs avec le journalisme.
Comment est réalisée l’émission ? Est-ce un travail dans l’urgence du fait qu’elle est quotidienne ?
On a un noyau dur de quatre personnes qui travaille dessus. Moi-même, qui suis aussi producteur de l’émission, et trois assistants. Je décide des sujets puis les assistants s’occupent des contacts, invités, documentaires…A coté de ça, des équipes sont détachées et partent en reportage afin de rendre un produit fini en rapport avec le thème choisi. Et il ne faut pas non plus oublier les réalisateurs, techniciens, cadreurs, maquilleurs… qui sont primordiaux.
Est-ce difficile de chaque jour trouver un thème ?
Oui, ce n’est pas toujours facile mais on travaille beaucoup en amont en prévoyant les émissions trois semaines à l’avance, quitte à tout changer au dernier moment. Les sujets sont le plus possible d’actualité, c’est à dire à des événements prévus ou non prévus. Il faut savoir s’adapter et être réceptif. Mais il faut faire attention car une fois qu’un sujet est réalisé, on le passe dans presque tous les cas parce que l’émission est budgétisée à l’année et tourner un reportage coûte très cher…
Vous travaillez en direct. Est-ce un avantage ou un inconvénient ?
Pour moi, le direct à deux atouts. Il permet en premier lieu d’être réactif à l’actualité et aussi d’être plus en phase avec le public, les invités, d’être plus tonique. Pour ma part, je suis beaucoup plus tendu lors d’un enregistrement différé, je préfère le direct, cette façon d’être sur le fil du rasoir. C’est très stimulant ! De plus, j’aime discuter avec mes invités sur le vif. En général, je ne les rencontre pas avant le début, je ne leur donne que quelques indications par rapport au temps, mais tout reste très spontané. Et puis je ne suis pas là pour les déstabiliser.
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