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Soigner la falaise
05/05/2004 14:29Typo Mali
« Je suis un dispensaire mobile. » Ogomono Douyon, assistant infirmier d'une vingtaine d'années, a appris la médecine sur le tas auprès du généraliste de Sangha, la bourgade la plus proche de son village.
« Je suis un dispensaire mobile. » Ogomono Douyon, assistant infirmier d'une vingtaine d'années, a appris la médecine sur le tas auprès du généraliste de Sangha, la bourgade la plus proche de son village. Depuis 1998, il sillonne la falaise Dogon, sa besace de cuir sous le bras, pour apporter les premiers soins aux villages les plus reculés qui, sans lui, n'auraient pas d'autre solution que de gagner Sangha, située à plusieurs heures de marche.
Rhumatismes, blessures et paludisme restent les maux les plus courants. Ogomono désinfecte, recoud, panse. Et « cause ». « Il faut gagner la confiance des populations, explique-t-il. Les gens préfèrent de plus en plus la médecine moderne quand on leur prouve que c'est efficace... Même si évidemment il existe toujours des guérisseurs traditionnels. »
Les consultations sont payantes. Une somme modique (environ 1000 FCFA, soit 1,50 €) mais nécessaire « pour ne pas faire d'assistanat » et aussi pour financer une partie des médicaments. « Quand une personne n'a vraiment aucune ressource et besoin d'un traitement, on lui donne les remèdes, souligne Ogomono. Je travaille avec la pharmacie de Sangha qui me fait des prix extrêmement bas et peut aller chercher ce dont j'ai besoin jusqu'à Bamako. »
Les habitants le reconnaissent de loin, à sa silhouette longiligne surmontée d'une casquette poussiéreuse. Il s'arrête, salue les anciens puis après un rapide passage en revue de la population, repart dans les rochers jusqu'au prochain hameau.
Rhumatismes, blessures et paludisme restent les maux les plus courants. Ogomono désinfecte, recoud, panse. Et « cause ». « Il faut gagner la confiance des populations, explique-t-il. Les gens préfèrent de plus en plus la médecine moderne quand on leur prouve que c'est efficace... Même si évidemment il existe toujours des guérisseurs traditionnels. »
Les consultations sont payantes. Une somme modique (environ 1000 FCFA, soit 1,50 €) mais nécessaire « pour ne pas faire d'assistanat » et aussi pour financer une partie des médicaments. « Quand une personne n'a vraiment aucune ressource et besoin d'un traitement, on lui donne les remèdes, souligne Ogomono. Je travaille avec la pharmacie de Sangha qui me fait des prix extrêmement bas et peut aller chercher ce dont j'ai besoin jusqu'à Bamako. »
Les habitants le reconnaissent de loin, à sa silhouette longiligne surmontée d'une casquette poussiéreuse. Il s'arrête, salue les anciens puis après un rapide passage en revue de la population, repart dans les rochers jusqu'au prochain hameau.
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