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S.D.I.T.* à l'écoute des toxicomanes
28/12/2002 02:26Aurore
Depuis 1991, SDIT, un service géré par l'association Sauvegarde 71, accueille des toxicomanes et essaie de les aider pour leurs problèmes de toxicomanie, de dettes, de logement...
SDIT, qui a quatre sites en Saône et Loire, avec Le Creusot, Montceau-les-Mines, Macon et Chalon-sur-Saône, a différentes fonctions qui sont l'accueil, le suivi , le soin des toxicomanes ; l'aide aux familles, à l'entourage ; la prévention, l'information , la formation et la documentation. L'équipe du SDIT, constituée d'éducateurs spécialisés, d'assistantes sociales, d'un médecin généraliste, d'infirmières, de psychiatres, d'un psychologue, d'une coordinatrice documentaliste et d'une secrétaire, accueille les gens qui le souhaitent, sachant que l'âge moyen des toxicomanes fréquentant SDIT est de 26-27 ans. Ils ont 10 ans de défonce derrière eux, en ont marre et veulent s'en sortir. L'association, qui a pour particularité de ne pas faire la morale, intervient le plus possible à la demande des jeunes et parle autant des produits légaux, qu'illégaux. Cette association, qui travaille avec les centres hospitaliers, aide environ 300 toxicomanes par an et organise des post-cures dans des familles d'accueil. En effet, après " le sevrage ", fait en milieu hospitalier, durant sept jours, le toxicomane peut choisir d'aller en post-cure collective ou dans une famille d'accueil et ce, pendant environ 6 à 7 mois. Ces familles, sélectionnées par l'association, sont choisies selon différents critères. Tout d'abord, il est préférable qu'une des deux personnes du couple accueillant, reste à la maison afin que le toxicomane ne soit pas trop seul, ensuite il est bon qu'il puisse avoir une activité quelconque (agricole, manuelle...) Familles et toxicomanes sont suivis par des éducateurs spécialisés, et d'après Gérard Simon, directeur de l'association, ce genre de post-cure est un excellent moyen de réinsertion. En ce qui concerne la prévention, SDIT intervient auprès des populations des quartiers sensibles et comme le soulignera Monsieur Simon, ils interviennent à la demande, n'ont aucun lien avec la gendarmerie... Et sont soumis au secret médical et professionnel. Notre entretien avec SDIT se termine sur une question à laquelle les jeunes semblent beaucoup tenir : la légalisation ? Gérard Simon nous répond que " la légalisation n'est pas une bonne chose puisque les jeunes seront tentés d'aller vers des produits interdits ". Notons tout de même que les jeunes sont de plus en plus nombreux à fumer du cannabis. Quelques statistiques nous permettent de constater que 25 % des garçons de 3ème d'un collège de campagne avouent avoir consommé du cannabis au moins 3 fois. Un produit qui semble attirer plus de garçons puisque seulement 8 % des filles de ce même collège en ont également fumé 3 fois.
* S.D.I.T. : Service Départemental Intervenants Toxicomanies. Tel : 03 85 48 33 66
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