Road-movie dans le Banat

28/12/2002 02:27Eddy Petit
Départ pour la campagne, au fin fond du Banat, région du Sud-Ouest du pays. En Roumanie, la ceinture n'est pas obligatoire à l'arrière, et c'est tant mieux car il n'y en a pas dans la voiture. À la périphérie de Timisoara, des chevaux broutent en liberté près des immeubles. Puis la zone industrielle apparaît avec ses grosses bâtisses un peu tristes...

D épart pour la campagne, au fin fond du Banat, région du Sud-Ouest du pays. En Roumanie, la ceinture n'est pas obligatoire à l'arrière, et c'est tant mieux car il n'y en a pas dans la voiture. À la périphérie de Timisoara, des chevaux broutent en liberté près des immeubles. Puis la zone industrielle apparaît avec ses grosses bâtisses un peu tristes.

Après, c'est la campagne. Sur le compteur de la Dacia, voiture roumaine par excellence, les kilomètres défilent. Pour les voitures de moins de deux ans, la vitesse est limitée à 90 km/h en dehors des villes. Mais en réalité, la conduite roumaine est plutôt audacieuse. Du moins tant que le permet la route.

Nous quittons la grand-route. On aperçoit à présent les montagnes yougoslaves, où à 40 kilomètres, on trouve les premiers villages bombardés durant la guerre du Kosovo, en 1999. A une allure ralentie, la voiture roule désormais au milieu de la chaussée car la route se dégrade sérieusement. Impressionnant, surtout quand une autre voiture arrive en face ! On croise maintenant assez fréquemment des charrettes tirées par un ou deux chevaux tandis que la piste se poursuit jusqu'à la petite ville d'Oravisa.

Jusque là, une grosse enceinte posée sur le siège arrière diffusait une musique latino. Mais les choses se corsent pour la Dacia Nova, alors, comme pour l'encourager, on change de cassette. La route devient aussi rock'n'roll que la musique ; pourtant plus elle se détériore, plus le paysage est sublime: la plaine laisse place aux montagnes. La route fréquentée par des camions devient vraiment accidentée et par moment les prouesses de la Dacia relèvent du miracle.

Après des bosses et des virages interminables, on aperçoit les premiers villages, quelques mines abandonnées puis à nouveau la route avant de parvenir finalement à destination : la commune de Carbunari. La route du retour, après un week-end à la campagne, longera le sommet d'une colline, au sortir de la forêt qui jouxte le village. Le paysage vaut vraiment le coup: une vue imprenable sur la vallée.

Après avoir traversé plusieurs villages, effrayant quelques porcs et autres animaux en travers de notre chemin, nous arrivons finalement à Herculane, ville célèbre pour ses thermes et sa statue d'Hercule, héros à la force extraordinaire qui aurait, selon la légende, tué un lion en lui déchirant la gueule.
Après Herculane, on retrouve une route dite "nationale". 176 kilomètres plus tard, c'est le retour à la ville avec beaucoup de souvenirs et l'impression d'avoir fait un bond dans le temps ! Allez savoir pourquoi...

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