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Que signifie la francophonie pour vous?
03/04/2008 09:03
Voici la question posée aux élèves des classes bilingues de français au lycée JC Calderon de Timisoara, les réponses sont très diverses mais elles forment, ensemble un hommage à la langue française et à la francophonie.
Quand nous avons posé cette question – point de départ pour notre enquête – en Xe A – les camarades avaient l’air un peu… embarrassés : « on nous pose cette question depuis 10 ans » - disaient ceux qui ont commencé le C.P. au Lycée J.L. Calderon. « C’est trop compliqué, trop théorique » ont continué les autres. Mais peu à peu les réponses ont commencé à surgir. Parmi celles-ci, les plus intéressantes.
Paula Trop affirme que : « La francophonie est le mot qui représente plusieurs pays du monde. C’est comme un théorème avec sa réciproque. La francophonie représente les pays, et ces pays la représentent. J’ai toujours eu l’impression que la langue française est chantée, pas parlée. Les mots sont liés comme les paroles d’une chanson, et elles forment une douce mélodie qui sort de la bouche des francophiles. Donc, je peux dire que, pour moi, la francophonie est un album qui a seulement une mélodie, le français, et cette mélodie est interprétée par les peuples francophones, qui sont les chanteurs de ce vaste choral. Et n’oublions pas que la francophonie est présente sur tous les continents, elle dépasse les frontières et elle aide à la formation d’une liaison entre les gens du monde. »
Cristina Petrovici nous fait une véritable leçon de civilisation française : « La francophonie est une communauté linguistique ayant du commun l’emploi du français. La francophonie désigne un ensemble des états et gouvernements
(France, Belgique, Luxembourg, Canada, Québec, Vietnam, Maroc, Macédonie, Roumanie, Suisse, Grèce, Madagascar, Cameroun, Côte d’Ivoire, etc). Le français est une langue officielle, maternelle ou une langue de culture. L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) est une institution dont les membres partagent ou ont en commun la langue française et certaines valeurs (comme la diversité culturelle). Abdou Diouf, ancien président du Sénégal, en est le secrétaire général depuis le IXe sommet et son prédécesseur était Boutros Boutros-Ghali. OIF coopère avec de nombreuses associations comme RFI, TV5…et veut contribuer à la prévention des conflits au sein de l’espace francophone, de promouvoir la diversité culturelle, favoriser la consolidation de l`état de droit et de la démocratie… À mon avis, il faut souligner que les locuteurs du français se sont sentis menacés par la langue anglaise et l’influence de la culture anglo – americaine après la seconde Guerre Mondiale. »
Pour Ruxi Gheorghe « appartenir à cette unité qui s’appelle la francophonie est une chose importante vu que la langue française est synonyme de la culture. Célébrer la francophonie signifie maintenir l’esprit du français quel que soit l’endroit, quelles que soient les circonstances ». Ruxi apprécie aussi le fait que « les francophones gardent leur unité d’autant plus actuellement quand la mondialisation uniformise. »
Quant à Doris Reimer la fête de la francophonie « c`est le jour quand on doit se souvenir qu’on doit maintenir une forte liaison avec d’autres peuples. L’interculturalité est essentielle de nos jours parce que nous devons communiquer, nous aider, vivre ensemble. Je pense que toute l’Europe et tout le monde peut – être devraient s’intéresser à d’autres langues et cultures pour se rapprocher, pour être plus unis – ce qui signifie en fait L’EVOLUTION, LE PROGRÈS de l’humanité ! »
Laura Marinescu avoue que « la francophonie c’est l’occasion de voyager plus, de connaître des jeunes francophones. »
Razvan Gug ajoute que « les relations politiques créées entre les pays francophones sont très importantes– mais les relations personnelles, les contacts directs avec des jeunes francophones – par les échanges scolaires par exemple – sont très importants également ».
Cristian Marincu fait partie d’un établissement bilingue depuis peu de temps (quelques mois) mais il a quelques idées déjà : il a changé de lycée puisque le nôtre est célèbre pour ses projets francophones et ses échanges scolaires. »
Bianca Caslaru – dans la même situation que lui, l’approuve. Elle a changé elle aussi de lycée il y a quelques mois mais elle pense déjà que la connaissance du français lui « ouvre de nouvelles perspectives vers une culture riche et diverse, vers des festivals de film et de musique ». Et Bianca fait des efforts pour rattraper le temps perdu.
Claudiu Groza apprécie surtout la promotion « des livres écrits en français, les films, les pièces de théâtre ».
Claudia Iliescu pense que « la francophonie rapproche les pays. » Elle est fière d’être élève dans un établissement bilingue de français d’autant plus qu’elle peut travailler pour des projets internationaux. Elle a beaucoup aimé le projet sur les régions françaises par exemple. »
Andrei Zafiu veut « perfectionner, améliorer son français » parce que la francophonie c’est « un grand pas vers la collaboration européenne. »
« Aujourd’hui, la francophonie est pour moi l’occasion d’être fière de parler cette langue à côté des millions de gens ». Et Gabriela Pop parle cette langue. La preuve ? Les deux nouvelles écrites en français avec lesquelles elle a participé au concours international « Prix du jeune écrivain » et à un concours à Oradea.
Alexandru Prelipcean – quoi qu’il ait participé lui aussi aux concours de créations littéraires en français – est plus pragmatique : « pour moi la francophonie signifie des bourses et un emploi peut – être dans d’autres pays ».
Darian Savu a participé à plusieurs échanges scolaires avec des lycées français. Ses souvenirs de France – Carmaux, Angoulême le font parler « d’une grande famille francophone » dont il fait partie.
Oana Rotariu nous offre un véritable plaidoyer en faveur du français : « cette langue nous ouvre une grande porte vers le monde. » Dans son plaidoyer Oana présente les projets auxquels elle participe – par exemple un projet belgo – roumain sur la diversité culturelle : « Différents, jamais indifférents. »
Appareil photo à la main, Alina Haloiu est présente elle aussi aux activités et aux projets : elle vient de proposer à la rédaction Tire-Lire quelques photos du Centre Culturel Français, elle a été présente à tous les spectacles en français (elle a beaucoup aimé l’opéra « Harap Alb » - chanté en français) et elle se rappelle avec plaisir le travail en partenariat franco – allemand pour le numéro spécial Tire–Lire sur les « Parcs, arbres, jardins » de Timisoara, collaboration entre le Centre Culturel Français, Centre Culturel Allemand, le Lycée « N. Lenau » et « J.L.Calderon. » En conclusion elle affirme que la francophonie « c’est le moment où tous ceux qui parlent le français se réunissent dans les mêmes pensées ».
Rebeca Mateas ajoute que la francophonie « contribue à l’entente entre le gens ». Le français lui a enseigné d’être tolérante et de mieux connaître l’histoire et la mentalité des autres peuples. »
L’importance de l’apprentissage des langues – du français y-compris – est soulignée par Alexandra Sumulanschi, Razvan Pal ou Andreea Tampau. Andreea exprime également son désir de voir plus des films français et d’écouter plus de musique française, et la Fête de la Francophonie en est une bonne occasion.
Pour Diana Foltean « la Francophonie est la fête de la communication et de l’échange culturel. Et Diana a beaucoup de raisons ; récemment elle a participé à FIPA – Festival International des Programmes Audiovisuels- à Biarritz, en France. Elle est en même temps rédactrice en chef de Tire – Lire et adjointe de « Typo » - cyber – journal qui lui permet d’être en contact permanent avec des jeunes de l’espace francophone : de France, du Canada, du Mali, du Vietnam. Ses paroles sont très pertinentes : « La Francophonie est souvent décrite comme une « grande communauté ouverte à tous » où la langue parlée est le français. Car c’est la langue française, belle comme toujours, qui crée des liens entre les peuples, entre les gens plus précisément. Pour moi, la Francophonie est une idée universelle de la liberté, de l’échange culturel basé sur la conciliation. De plus, je crois qu’on peut parler de « construire l’unité dans la diversité », de réaliser une union avec de forts liens, les liens du langage. »
La conclusion de cette enquête ? les élèves de ces classes bilingues de français nous montrent leur amour pour cette langue, et leur admiration pour la culture francophone va de pair avec leur choix scolaire.
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