Prix de la Paix

26/09/2003 10:22
Deux élèves de notre lycée, Roxana Cristea et Roxana Sulti, ont fait un voyage en France, grâce au prix gagné au concours international "Prix de la Paix"

                                                                     Ce concours, dont je vous parle a commencé dans les années ’70 et son fondateur, M. François Giraud est un généreux monsieur qui, épaulé par sa femme, Mme. Colette Giraud accueille des jeunes de tous les pays du monde. D’habitude, il y en a environ 50, mais cette fois-ci il n’y avait que 15, parmi lesquels moi et Roxana Cristea (terminale) de notre lycée. Mais c’était mieux comme ça, parce que, étant toujours ensemble , on a eu le temps de mieux se connaître. De plus, on a été logé au Moulin du Voeil, un d omaine superbe de M. Giraud.
            Donc, il y a eu: quatre Russes (dont trois Olga), deux Tchèques, un Hongrois, deux Italiens, une Anglaise, deux Egyptiennes et trois Roumains (dont deux Roxana) et je peux vous dire qu’ils ont tous été des jeunes très gentils, mais très intelligents aussi. Et ils l’ont prouvé  les deux jours d’ateliers pour la culture de la paix , à la fin de notre séjour. Il y avait même des jeunes que, jusque là , je considérait très timides, ou bien, pas si intelligents que d’autres, mais je suis restée bouche-bée quand je les ai entendus parler de leurs pays, ou bien de la guerre. Par exemple, il y avait un Russe, qui a choqué tout le monde par ses idées, assez non-comformistes, dirais-je, même M. François Giraud est resté étonné de ce qu’il avait dit. Par exemple, une de ses phrases était que “la Russie a toujours besoin d’un tyran pour être la même”. C’était un peu opposé à la paix dont tout le monde rêvait là-bas, mais finalement on est arrivé à le comprendre dans une certaine mesure. Ou au moins, l’accepter : la tolérance est obligatoire.
           Et pour parler un peu du programme, très ample, organisé pour nous, je voudrais dire que c’était mon plus intéressant séjour en France. A part Paris, on a visité aussi la région Poitou-Charente, et la ville d’Angoulême, qui est vraiment superbe. Ensuite, c’était la ville de Cognac, où est né François I. On y a participé à plusieurs dégustations de cognac (nous avons 18 ans !), les maisons les plus célèbres. Et juste le jour de ma majorité, on a visité le Château des Enigmes à Pons et puis on a participé à la fête de St. Jacques, qui était en realité un sorte de parade médiévale. Nous avons tous défilé dans des costumes d’époque, improvisés, bien sûr, par Mme Colette Giraud. Pour la plupart, c’était le jour le plus intéressant du séjour, mais surtout pour moi, devenue adulte.
            Un Dimanche, plusieurs jeunes de l’hémisphère sud, étudiant en France, sont venus au Moulin. On a échangé alors d’adresses, et nous voilà en correspondance avec des Australiens et des Bresiliens.
            Vers la fin du séjour, on a visité la superbe station de Royan, au bord du l’Océan, où M. François et Mme. Colette Giraud avaient un apartement qui donnait sur la plage. On s’est baigné alors dans l’Océan, on a pris des bains de soleil et on a vu des méduses géantes.
             Maintenant, je devrais parler un peu du club Rotary, qui a financé ce projet. Nous sommes allés donc, au club Rotary d’Angoulême, et ensuite de Royan, ou on a dû se présenter et parler un peu de notre pays, du concours, et ici c’était la surprise, car on devait parler au micro et personne n’a rien préparé, puisqu’on ne s’y attendait pas. Mais finalement, nous nous sommes tous bien débrouilleé et les monsieurs et les dames du club on été tous très gentils avec nous, ils se sont  beaucoup intéressés à nos pays, ils nous ont posé plein de questions; il y avait même plusieurs qui étaient venus en Roumanie, avec des aides après la Révolution.
            La plus difficile partie du voyage c’était les derniers jours, car personne ne savait quand on allait se rencontrer de nouveau ou si cela allait se passer un jour. On a lié des amitiés très fortes, et c’était donc trop difficile de se séparer. Mais c’est la vie, et on devait penser d’une manière positive, car en effet c’est ce qu’ils nous ont appris la-bas: d’être optimistes, et de croire à une paix totale, faisable dans tous les coins du monde, même dans le monde arabe.
           On a connu donc les 30 vertus nécessaires à la paix, dont la plus importante reste l’amour, qui est l’alpha et l’omega de toute vertu … un homme qui veille sur un enfant qui dort.
 Merci à l'Organisation Mondiale de la Paix, merci M. et Mme Giraud de nous avoir offert la possibilité de rencontrer le monde de la paix: celui de jeunes. Et le français est devenu la langue du coeur et de la paix.

Şulţi Roxana, 18 ans

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