Objectif Métiers 2012 - Métier d'Art
TypoVision
Objectif Métiers 2012 - Métier d'Art
Typo l'Hebdo, saison 2011-2012
Typo l'Hebdo - Spécial Semaine de la presse
Objectif Métiers 2011
Typo l'Hebdo - L'invité du mercredi
Nicéphore Niépce, un destin méconnu
Festival Radioactif - Montceau
Objectif Métiers 2010
Salon des Métiers et de l'Orientation
Festi'jeunes
Transeuropéen
Semaine de la presse et des médias dans l'école au lycée de Tournus
Reportage vidéos
Reportages extramuros
Objectif métiers 2009
Contactez-nous
Rejoindre Typo
Mag
En images
Hors série Extra-Muros
Hors Série Envoyé Spécial
Hors Série Edition Première
Typo
Boutique TYPO
Petits prix et tradition : une recette qui marche
20/05/2008 07:46Harjeet JHANSBombay
Kyani & Co est l’un des rares anciens cafés iraniens qui subsiste aujourd’hui à Bombay. Fondé par des Iraniens zoroastriens en 1904, il est dirigé par un patron soucieux de conserver l’atmosphère détendue des années vingt.
Fondé il y a cent quatre ans, le café Kyani & Co se situe maintenant au beau milieu d’un grand carrefour, entre le cinéma Metro et l’université St Xavier. La salle au haut plafond semble sombre malgré le soleil brûlant. En y pénétrant, son passé colonial ressurgit : on y trouve une vieille pendule suspendue aux murs et des piliers de bois couvert de miroirs.
Assis à une table recouverte d’une vieille nappe à carreaux, un quinquagénaire lit l’Hindustan Times en gardant un œil sur la salle du café. Farhad Ostavari est diplômé de l’université de St Xavier et c’est l’un des propriétaires de l’établissement depuis 2000. Né en Iran, M.Ostavari a grandi à Bombay, comme beaucoup d’habitants du coin. Le quartier est peuplé de Paris : certains comme lui ont gardé un lien avec l’Iran, d’autres descendent d’Iraniens qui ont fui leur pays pour le Gujarat (Nord Ouest de l’Inde) au VIIIe siècle pour échapper à la conversion musulmane.
Un café bon marché pour tous
« Un petit pain au beurre et un thé pour 15 roupies (25 centimes d’euros), c’est ce que nos clients préfèrent » vente le patron d’une voix douce. Les habitués défilent seuls ou en petit groupe toute la journée pour un thé, un coca, des sucreries ou des feuilletés. Les petits salariés viennent ici pour le thé à l’iranienne : épicé, sucré et sans lait.
L’endroit fait également boulangerie, pâtisserie et snack. Petits pains, gâteaux d’anniversaire, pains d’épices, brioche à la noix et feuilletés de toutes sortes s’exhibent dans la vitrine. Sur les étagères, de grandes boites sont remplies des biscuits secs parfumés à l’amande, à la noix de cajou ou au vin. Les clients ont confiance en cette pâtisserie, car tout est frais, fabriqué sur place.
En cuisine, on trouve des plats anglais, goanais (de la ville balnéaire Goa) et parsis. Le menu est fait de sandwichs, de pains feuilletés et de plats typiquement parsis, mais tous au poulet, à la viande, aux œufs. Les Parsis du quartier raffolent de ces snacks non végétariens qu’ils ne trouvent presque que dans les cafés iraniens. « Le célèbre comédien Shashi Kapoor (non-végétarien du nord extrême d’Inde) venait ici tous les mois pour déguster nos bons petits plats », se targue M. Ostavari. Et même s’ils sont faits de viande, les mets sont presque deux fois moins cher qu’ailleurs. Un bon argument pour attirer les étudiants. « Nous avons ajouté des hamburgers et des frites à notre menu pour diversifier la clientèle », ajoute le propriétaire.
« À la fin de la journée, presque 90 pour cent des produits sont vendus », se réjouit un employé. Le café Kyani continue à faire des affaires lors que d’autres cafés de ce genre se sont effondrés. « Il arrive que les propriétaires se disputent ou que les enfants refusent de reprendre l’affaire familiale », explique M. Ostavari.
Commentaires: aucun




Facebook
Twitter