Mon vol inoubliable

21/08/2009 12:57Quentin GuilletLa Réunion
« Quand je te le demande, tu cours à fond. OK ? Sois tranquille, si on se plante, les champs de canne à sucre nous attendent ! Allez Go ! » 3, 2, 1… c’est parti ! Aux ordres du moniteur, je cours au plus vite jusqu’à ce que mes jambes moulinent dans le vide...

Notre reporter n'en perd pas une miette !« Quand je te le demande, tu cours à fond. OK ? Sois tranquille, si on se plante, les champs de canne à sucre nous attendent ! Allez Go ! » 3, 2, 1… c’est parti ! Aux ordres du moniteur, je cours au plus vite jusqu’à ce que mes jambes moulinent dans le vide. Je crois que je peux m’arrêter, les champs de canne à sucre sont sous mes pieds ! C’est bon, le plus dur est fait : je viens de décoller en compagnie d’Éric, moniteur chez Azur Tech. Soleil au beau fixe, ciel bleu azur, et toujours cette verdure : tout y est, c’est une journée idéale ! Une fois dans les airs, on se sent léger comme un oiseau. D’ailleurs, puisqu’on en parle, nous suivons les pailles-en-queue, oiseaux marins au plumage blanc, qui nous servent de guides pour s’engouffrer dans les courants. Ça nous permet de prendre de la hauteur et encore plus d’adrénaline ! Je suis tranquille : rien à faire, à l’aise et très confortablement installé dans la nacelle. Éric s’occupe de tout ! Ah si, je dois quand même l’aider pour tourner : la jambe droite sur la gauche pour tourner à droite et inversement. L’horizon à perte de vue, la route des Tamarins sous mes pieds : j’ai l’impression de dominer ce paysage infini. Cela fait bientôt un quart d’heure que j’ai quitté la piste de décollage fraîchement aménagée pour les épreuves qualificatives à la Coupe du Monde de parapente. Pas lassé, direction l’océan ! L’eau est limpide, toute la barrière de corail est mise à nue sous mes yeux émerveillés. C’est sûr que la Saône qui coule à deux pas de chez moi n’est pas aussi sexy ! Avec un peu de chance, j’aurais pu voir les baleines à bosses. Mais elles n’ont pas osé montrer leurs fanons. Bientôt, Éric m’annonce que l’on va atterrir et c’est comme s’il me sortait d’un rêve. Alors attention à l’atterrissage, ça risque de faire mal ! Gai comme un pinson et maître du monde il y a deux minutes, je fais déjà moins le malin… Plus de peur que de mal : j’atterris comme si je dévalais les marches d’un bus. Je suis redescendu sur terre, c’est le cas de le dire…

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