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Mali : Cherchons Ecole
24/01/2004 10:58Lucie Blin et Nassim CollignonTypo Dijon Brazey en Plaine (21)
Le collège de Brazey en Plaine en Côte d'Or se mobilise pour l'école Diango Cissé de Kati au Mali (15 km de Bamako) : création de classes en cours, échanges de correspondance scolaire....
Typo : Comment fonctionne votre association?
Agnès Denis et Talmi Simeha :
La première assemblée générale a eu lieu le 19 septembre, notre association compte aujourd'hui vingt-trois adhérents. Elle est financée par les cotisations, des dons privés et des actions diverses. Ainsi un récital de piano a été donné par Laure Pinsmail le 12 septembre 2003, ses bénéfices ont entièrement été redistribués à l'association, la vente d'un disque est prévue. Nous soulignons l'aide de l'association Mali Dijon dans l'établissement de notre association.
Typo : Qu'est ce qui a motivé sa création?
T.S. :
Notre entreprise part d'un échange personnel avec l'école Diango Cissé à Kati. Nous avons répondu à une annonce il y a trois ans "pour correspondance et soutien matériel". En tant que professeur de français au collège Georges Brassens de Brazey-en-Plaine, j'ai d'abord fait participer mes élèves qui s'en sont fait l'écho au sein de l'établissement. Puis, ma compagne et moi nous sommes rendus sur le lieu de l'école, à l'invitation de collègues maliens. Ces derniers sont d'ailleurs venus à leur tour dans la période d'août à septembre visiter la France, de Brazey-en-Plaine à Paris. La réalité de la situation de l'enseignement au Mali nous a profondément marqués, aussi avons nous décidé de fonder l'association de solidarité.
Typo : Quelle est cette réalité dont vous parlez?
A.D. et T.S. :
On nous a dit que la moitié des enfants sont scolarisés à Kati qui tend à devenir une banlieue de Bamako. Jusqu'à ces dernières années, les conditions difficiles de travail et la non-rémunération par l'Etat, étaient cause d'absentéisme des professeurs. Un effort particulier a été fourni et nous devons saluer le courage et la volonté de nos collègues maliens. Même si l'éducation se conçoit comme une chance pour les enfants, les classes surchargées comprennent jusqu'à une centaine d'élèves dans l'enseignement public. Il est alors difficile d'assurer un enseignement « optimal ». D'autre part, les écoles privées requièrent une cotisation, et cette sélection à l'entrée réduit les effectifs dans les classes. Mais l'état du système éducatif est si fragile que nous ne pouvons pas parler de concurrence entre privé et public, la priorité étant la scolarisation du plus grand nombre d'élèves. N'oublions pas que savoir lire permet de sauver des vies, dans la compréhension de notices de médicaments, dans l'assimilation des règles d'hygiènes, dans la prévention contre des maladies...
Typo : Concrètement, comment se traduit votre soutien à l'école Diango Cissé ?
A.D. et T.S. :
Notre objectif est d'élargir le plan de solidarité au plus grand nombre et de dépasser le simple cadre de l'école, sur le plan du financement du moins. L'école est installée dans des locaux inadaptés, qui appartiennent à des promoteurs privés. Nous récoltons des fonds pour lui donner un véritable cadre propre à l'enseignement. Nous nous donnons une échéance de trois à six ans pour constituer le pécule nécessaire à la création de six classes, destinées à l'enseignement secondaire équivalent au collège.
« Nous savons que nous ne sommes qu'une goutte d'eau... » mais chacun à son échelle peut contribuer à faire bouger les choses, et c'est ce qui compte, semblaient vouloir conclure nos interlocuteurs.
Propos recueillis par Lucie Blin & Nassim Collignon
Pour plus de renseignement :
amis.kati@laposte.net
, ou 44 rue Verrerie, 21000 Dijon.
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