Macon, deux lycées morts

05/04/2011 03:41Timothée BinghinottoMacon

Ce lundi 4 avril 2011, les lycées Lamartine et René Cassin, qui accueillent plus de 2500 élèves et étudiants, se sont mobilisés pour lutter contre les nouvelles suppressions de postes de la rentrée scolaire prochaine. Au programme : une journée sans élèves dans les deux établissements suite aux différentes décisions prises collectivement par les représentants des parents d’élèves et les représentants des personnels au Conseil d’Administration.

40 élèves de plus pour 2011-2012 avec deux CPE en moins, c’est qui est prévu à Mâcon. Le Rectorat de Dijon avait annoncé au début du mois de mars que les deux plus grands lycées de la ville verraient la suppression de deux postes de Conseiller Principal d’Éducation, d’un demi-poste administratif et de quatre postes d’enseignants pour la rentrée scolaire 2011-2012. Pour faire face à cette décision, les représentants des parents d’élèves et des personnels élus au CA ont souhaité marquer leur mécontentement et leur soutien aux lycéens et personnels du Lamartine et de Cassin avec l’organisation d’une journée « lycée mort », le lundi 4 avril 2011.

Un mouvement très suivi

Le mot d’ordre était de ne pas envoyer son enfant au lycée, pour marquer le désaccord avec les suppressions de poste. Pour les enseignants, la mission était d’assurer un accueil sans compromettre les examens engagés comme les BTS blancs sans pour autant faire bénéficier d’un cours habituel aux élèves. En fait, dans la plupart des cas, les cours n’avaient pas lieu, les élèves étant absents. Le mouvement a été plus que suivi. Seulement une soixantaine de lycéens étaient présents au Lamartine provoquant ainsi des classes désertes et des temps de récréation silencieux. En effet, pas un bruit dans les cours, dans les couloirs, dans les salles de classe, pas de grincements de chaise quand intervient la sonnerie mettant fin à une heure de cours.

Un encadrement assuré

Pourtant, malgré une absence de 1 400 élèves pour le lycée Lamartine, les « assidus », présents, ont quand même eu droit à des projections de film par exemple ou bien à de l’aide plus personnalisée dans les matières où des difficultés se faisaient ressentir. Seul le moment de prendre son repas au self a permis de voir un flux d’élèves plus important qu’en salle de classe. Autrement dit, certains ne sont venus que pour manger.

 Un gilet jaune en signe de danger

« Ce n’est pas une journée de grève, mais une journée où les professeurs et les personnels sont présents et accueillent les élèves. Pas de cours « habituels » pour les élèves qui sont présents. Les examens sont assurés. Mais la quasi-totalité des élèves était absente volontairement, suite aux tracts distribués et aux demandes des parents d’élèves pour soutenir les revendications de la communauté éducative dans le maintien de tous ses personnels », expliquait Madame Hubert, CPE au lycée Lamartine.

Pour bien montrer l’état dangereux de la situation, les personnels présents avaient revêtu un gilet jaune !

Les instigateurs se réjouissent de cette réussite et espèrent avoir envoyé un message fort aux responsables académiques.

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