Lucie et Amnesty : un combat au quotidien

12/04/2005 14:38Typo Digoin
Le lycée Camille Claudel de Digoin a monté cette année une antenne d ‘Amnesty International, à l'initiative de Lucie Deléglise qui appartient à cette association depuis 2004.

Cette association, crée en 1961, dont un des slogans est «écrire contre l'oubli » se bat pour que les droits de l'être humain soient respectés dans le monde entier. Pour qu'ils soient respectés Amnesty se bat de plusieurs manières : elle envoie des spécialistes dans les pays où des informateurs ont dénoncé une violation des droits de l'homme. Ensuite elle peut aider les prisonniers en leur fournissant des médicaments ou des livres pour qu'ils poursuivent leurs études s'ils étaient étudiants, elle aide les familles des victimes, elle aide les prisonniers libérés à trouver un emploi.
Un de leurs principaux moyens d'action est l'écriture. Les partisans d'Amnesty International, partisans au nombre de 1,3 Millions dans le monde entier dont 22000 en France, écrivent des lettres pour exiger la libération de tel ou tel prisonnier, ce qui fait pression sur les gouvernements. Depuis sa création Amnesty International a fait libérer des milliers de prisonniers.
Enfin cette association entreprend des campagnes qui ont pour but de dénoncer des situations alarmantes dans certains pays comme le viol des femmes en Colombie.

Lucie :  son combat avec Amnesty

Lucie Deléglise, lycéenne de 16 ans, a décidé de se lier à cette association après  l'intervention de madame Roux, une responsable d'Amnesty International de la région, lors de la journée de l'engagement de 2004. Depuis elle a fait son petit bonhomme de chemin entre placardages d'affichettes et rédactions de lettres, jusqu'à la création d'une antenne d'Amnesty dans son lycée. « Le but c'est d'ajouter une lettre de plus sur le tas », dit-elle, mais c'est plusieurs lettres qu'elle aura ajoutées grâce à ses nouvelles recrues. En effet certains sont séduits par le fait que l'on peut «aider les gens qui vivent loin et qui en ont besoin », comme nous l'explique si bien l'un des nouveaux membres du groupe de Digoin. Lucie rédige aussi des articles pour aider certaine cause comme celui-ci :
En semant la terreur, en exploitant et en manipulant les femmes à des fins militaires, les groupes armées de Colombie ont transformé le corps des femmes en champs de bataille.
Dans le conflit qui frappe ce pays depuis 40 ans, tous les groupes armés (les forces de sécurités, les paramilitaires soutenus par l'armée, la guérilla) ont agressé ou exploité sexuellement des femme et des adolescentes.
Ces violences commises contre les propres combattantes des groupes armés, sont entourées d'un épais silence.
Malgré la gravité de ces crimes, aucun effort réel n'a été fait pour que des enquêtes approfondies soient menées, que les responsables présumés soient traduit en justice et que ces atrocités ne se reproduisent pas.
Les forces de la guérilla doivent s'engager à respecter le droit international humanitaire, et le gouvernement doit prendre des mesures pour empêcher les actes de violence contres les femmes et punir leurs auteurs.

N'hésitez pas à contacter l'antenne d'Amnesty la plus proche ou allez sur le site : www.amnesty.asso.fr .

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