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Les deux passions de PPDA
28/12/2002 02:25Marie-Emilie
Typo a rencontré Patrick Poivre d’Arvor qui, en plus d’être présentateur télé et journaliste, est aussi écrivain. Il a commencé à écrire à 16 ans, mais ce premier roman, « Les Enfants de l’aube », n’a été publié que 15 ans plus tard, en 1982. Et c’est comme ça qu’est alors partie l’aventure littéraire…
Patrick Poivre d’Arvor : « En fait, un jour, j’ai fais la bêtise, dans une interview, de dire qu’écrire était ma seconde passion (la 1ère étant le journalisme). J’ai donc été contacté par des éditeurs. La première publication a en fait engendré tout le reste, car un tel succès était formidable. Et au fond je me suis dit que c’est ça que j’aimais étant adolescent. Depuis, il n’y a pas eu une année sans que je n’écrive… ».
T : Comment vous vient l’inspiration ?
PPDA : « Ca dépend. Par exemple, en ce moment, je n’en ai aucune. Peut-être que c’est le travail qui est trop prenant… En général, ce sont des désirs, des envies, très forts. Des fois, on ne s’aperçoit pas tout de suite que quelque chose nous a marqués. Il y a des trucs qui reviennent huit ou quinze jours plus tard. C’est imprimé dans notre mémoire, sans savoir pourquoi ».
T : Après avoir lu vos livres, on a l’impression que la famille est sacrée pour vous…
PPDA : « C’est vrai, mais ce sont surtout la filiation, les rapports père fils, la descendance, les secrets de famille qui me fascinent. Je ne sais pas pourquoi ! D’ailleurs, lorsque quelque chose me passionne, j’en mets un peu au fil de mes livres, des petits cailloux de rien du tout qui ont pour moi une signification. C’est fétiche ! Une sorte de manière de me repérer au fil de mes livres… Ainsi, on peut trouver des allusions à Pierre Poivre, mon aïeul, à la Bretagne, à l'Île Maurice…! »
T : Avez-vous un auteur de prédilection ?
PPDA : Comme beaucoup, Rimbaud. Puis les romantiques, notamment allemands, les auteurs russes… Je les trouve très puissants. Je les préfère à ceux d’aujourd'hui, intimistes, voire nombrilistes… Et puis Saint-Exupéry ! Je l’adore particulièrement, il a eu une vie riche. D’ailleurs le titre « Vol de nuit » (son émission), c’est en son hommage ».
T : Parmi vos romans, en préférez-vous un spécialement ?
PPDA : C’est difficile à dire. J’ai une tendresse particulière pour mon premier, que je n’ai jamais relu et qui est donc peut être mauvais ! Et bien sûr, ceux sur ma fille (« Lettre à l’absente », « Elle n’était pas d’ici ») me sont très chers.
T : Pourriez-vous abandonner la télé pour la littérature ?
PPDA : Maintenant, je pourrais mais je ne sais pas si je le ferais ! Quand on a déjà écrit une vingtaine de livres on est plus sûr de sa passion et de l’écho que l’on a auprès des lecteurs. Je suis encore sollicité par des éditeurs mais je passe mon temps à refuser en ce moment… »
Notons que pour « L'Irrésolu », paru en 2000, Patrick a reçu le prix Interallié, « un grand honneur ». Auparavant, avec son frère Olivier, ils avaient eu le Prix des écrivains bretons.
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