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Le plaisir des mots
22/12/2006 14:32Lycée Jean Marc Boivin
Dans le cadre des animations prévues pour le Prix littéraire des lycéens et apprentis de Bourgogne, des élèves de seconde du lycée Jean-Marc BOIVIN, ont rencontré Marc Rozanski, auteur de trois romans et plusieurs nouvelles. L'écrivain bourguignon s'est prêté au jeu des questions/réponses sur son œuvre et sa vie.
Quand et comment avez-vous commencé à écrire ?
J'ai commencé par écrire un journal intime. C'est en fac que j'ai envoyé mon premier document à l'éditeur et il m'a fallu attendre neuf ans qu'il soit publié.
Exercez-vous un autre métier que celui d'écrivain ?
Ouh là ! Beaucoup ! Tout d'abord, je suis père de famille, j'ai trois enfants et une femme ! (Rires). Je suis aussi ingénieur à EDF, adjoint au maire d'Orgeux et musicien dans un groupe traditionnel. Je joue de la cornemuse et de l'accordéon diatonique.
Combien de temps vous faut-il pour écrire un livre ?
J'ai mis trois ans pour le premier, Chronique du champ des Teurlées (2003). Un an pour le deuxième La croisée des ornières (2005) Et plus d'un an pour le troisième. Poète et imposteurs (2006)
Ecrivez- vous à la main ou à l'ordinateur ?
J'écris à l'ordinateur car je n'arrive pas à me relire. C'est plus facile pour la mise en place du texte. Dès que j'ai fini d'écrire je supprime mes écrits.
Travaillez-vous avec d'autres personnes lorsque vous écrivez ? L'avis des autres est-il nécessaire à l'élaboration du roman ?
J'ai écrit mon premier livre sans l'aide de personne car c'était ma vision des choses. Pour le deuxième, je me suis fait aider de Roland et Philippe, deux copains et je leur rends hommage. Pour le troisième, j'ai collaboré avec une quinzaine de personnes, mais au final c'est moi qui l'ai écrit.
Comment choisissez-vous vos titres ? A quel moment de votre travail ?
Je mets un titre de dossier pour l'ordinateur et le titre définitif n'est choisi que tardivement. Pour le premier, c'est l'éditeur qui l'a choisi, le second je l'ai choisi avec lui. Le troisième au bout de plusieurs mois nous n'avions toujours pas de titre, alors nous avons d0 choisir le moins mauvais... dont je ne suis pas encore satisfait !
Pourquoi tous vos livres ont-ils tous la même la couverture ?
Parce que c'est la marque de fabrication de l'éditeur. C'est le plus grand éditeur de Bourgogne, situé à Précy-sous-Thil : « Les Editions de l'Armançon ».
Quel est votre endroit favori pour écrire ? Avez-vous un moment privilégié pour vous livrer à l'écriture ?
Non, j'écris n'importe où, même dans le train ! J'aime bien écrire avec une musique appropriée, vous pouvez les trouver répertoriées à la fin de mes livres.
Que signifie écrire pour vous ? Qu'est ce que cela vous apporte ?
L'envie d'écrire, je l'assimile à l'amour. J'ai une volonté de bien faire car j'aime l'idée que ce que j'ai dans la tête peut aider quelqu'un. Je le fais pour le plaisir et non pour l'argent.
Avez-vous rencontré des auteurs célèbres ?
J'ai eu la chance de rencontrer GNAZANOVICH : écrivain, mais également professeur de tennis.
Avez-vous déjà obtenu des prix littéraires ?
Oui, pour Chronique du champ des Teurlées et quelques uns pour des nouvelles.
Préferez-vous écrire des histoires humoristiques ou dramatiques ?
Je n'ai pas de genre spécial, je m'inspire de mon entourage.
Vous inspirez-vous de situations vécues ou de personnes que vous connaissez?
Oui bien sûr, comme tout le monde. Mais inconsciemment, je crée des personnages qui ressemblent à mes proches.
Où trouvez vous les renseignements historiques que vous utilisez dans vos livres ?
Je les trouve sur «Google», dans des livres... je lis beaucoup.
Pourquoi avez-vous choisi de parler de la guerre de 14-18, dans «La croisée des ornières» ?
Je parle de la guerre de 14-18 par rapport à mon père, mort pendant la deuxième guerre mondiale au côté des américains. Et pour montrer que dans tous les combats il n'y a jamais de gagnants.
D'où est venue l'idée de parler des Tziganes dans ce même livre ? Connaissez-vous leur langue ?
Je voulais montrer une civilisation différente. De plus j'adore leur musique, mais je ne parle pas leur langue. En revanche je parle un peu le polonais.
De quoi parlera votre prochain livre ?
Il sortira en 2007 et tournera autour de la Pologne mais je n'en dis pas plus.
Propos recueillis par Chloé Moreau, Dounia Tébari , Mathilde Chomton, Aurore Bradshow, Marion Issartel et Johanna Lurbe... assistées de leur professeur de lettres, Florence Le Touz et leur documentaliste, Patricia Dougé.
Son fantasme:
Aller dans un parc et voir si possible une belle femme en train de lire un de ses livres en riant ou en pleurant.
Son souhait:
Si l'un d'entre nous écrit un livre, il faut qu'on lui en dédicace un.
Son expression favorite:
«C'est à en tomber sur le derrière !».
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