Le fabuleux destin de Mohamed

12/06/2008 14:31Cécile PasquetMarrakech - Dijon
Parmi les élèves de l’ensemble « Al âla » du conservatoire de Dijon se trouve Mohamed, un jeune Marocain. Ce violoniste de 23 ans a été repéré par un musicien à Rabat et a eu la chance de rentrer au conservatoire il y a maintenant trois ans.
Après avoir commencé sa formation avec un musicien indépendant près de Rabat, ce jeune musicien a été « repéré ». Il a ainsi pu entrer au conservatoire de Dijon, à tout juste vingt ans
Après avoir commencé sa formation avec un musicien indépendant près de Rabat, ce jeune musicien a été « repéré ». Il a ainsi pu entrer au conservatoire de Dijon, à tout juste vingt ans

« Il y a beaucoup de jeunes talents au Maroc », Mohammed, Mohamed, jeune violoniste de 23 ans, est un de ceux-là« Il y a beaucoup de jeunes talents au Maroc », explique Emmanuel Kirkal, professeur au conservatoire de Dijon. Ils ont le sens du rythme. » Mohamed El Hachoumi, jeune violoniste de 23 ans, en est un exemple. Costume et lunettes de soleil sur la tête, ce grand brun au regard charmeur a presque des allures de crooner, à la sortie d’un de ses concerts, à l’Institut français de Marrakech. Après avoir commencé sa formation avec un musicien indépendant près de Rabat, ce jeune musicien a été « repéré ». Avec quelques contacts et beaucoup de chance, il a ainsi pu entrer au conservatoire de Dijon, à tout juste vingt ans.

Élève de cours de musique arabo-andalouse, il a intégré la chorale « Al âla », il y a deux ans. Il suit en parallèle une formation pour décrocher, en deux ans, son diplôme de perfectionnement au violon. « Mohamed est un garçon qui a développé de grandes qualités en très peu de temps », précise Emmanuel Kirkal, également chef d’orchestre de la chorale. « Après cela, j’espère être accepté au conservatoire de Lyon ou Genève ! » s’enthousiasme le jeune virtuose. Mais malgré les dons que tout le monde lui reconnaît pour le violon, Mohamed ne sait toujours pas s’il souhaite devenir musicien professionnel.

Du soleil marocain à la neige française

Avant de savoir dans quel domaine il fera carrière, le jeune homme a dû s’habituer à la France. « Ça n’a pas toujours été facile au début, car le violon me prend beaucoup de temps. J’avais beaucoup de travail, je ne pouvais pas trop sortir », explique-t-il.

Si on lui demande ce qui a été le plus difficile pour lui, il répond sans hésiter le climat. « Je ne pensais pas qu’il faisait si froid en France, s’exclame-t-il. Ça change beaucoup des températures que nous avons au Maroc… »

Après maintenant trois ans passés dans l’Hexagone à s’accoutumer, faire de nouvelles rencontres et, bien sûr, à travailler, Mohamed n’envisage pas de retourner vivre au Maroc. Même si, d’après son professeur, « il aurait plus de chance de trouver du travail dans son pays », car les bons musiciens formés y sont beaucoup plus rares qu’en France.

Musique andalouse :

Encore de la Musique :

Vous avez pu écouter de la musique arabo-andalouse interprétée par l'Orchestre des jeunes du conservatoires de Dijon et l'ensemble Al Ala lors d'un concert aux Grésilles "Les nuits d'Orient" - droits accordés à Typo par Emmanuel Kirklar

  • Youssef kassimi Jamal - oud
  • Mohammed El Hachoumi - violon
  • Zakaria El Bahri - chant
  • Emmanuel Kirklar - direction

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