La fin justifie les moyens

12/01/2008 14:24Thibault CoudrayChalon
Le projet Comenius du lycée Niepce de Chalon a été lancé l’année dernière par les professeurs Éric Basset, enseignant en technologie, et Denis Martin, enseignant en anglais. Sous ce nom, qui peut paraître barbare au premier abord, se cache en réalité un projet, ambitieux et alléchant, de partenariat avec 2 lycées européens : "Tekniske Gymnasium" d’Aalborg au Danemark, et le "Brooke House Sixth Form College" de Londres.

Comenius est le nom d’un programme européen qui permet de financer les échanges entre les structures éducatives. « M. Martin, qui s’occupe des Sections européennes anglaises du lycée Niepce, a eu vent de cette aide, raconte Éric Basset. Il avait des contacts enseignants au Danemark qui, eux aussi, trouvaient cette idée intéressante. C’est ainsi qu’est né ce projet. »
Un double objectif
« Il poursuit deux buts, explique Éric Basset : le plus important est sans aucun doute l’échange qu’il y aura avec les autres lycées. » Le secteur scientifique n’est pas pour autant en reste. « Le thème du projet est l’énergie, souligne Éric Basset. À partir de ce thème commun, chaque lycée va traiter un sujet précis qu’il présentera ensuite aux autres participants. C’est notre second objectif : le partage d’un enseignement scientifique et technique »

Un investissement considérable pour les élèves autant que pour les profs…
Les élèves de Niepce au moulin hydraulique de Marcillymoulin hydraulique de Marcilly Un projet Comenius est une opération longue à mettre en place. Il a fallu un an au lycée Niepce pour le faire valider par les instances européennes. « Il y a pas mal de paperasses à remplir, confie Éric Basset ». Le rôle des profs ne se borne pas au côté administratif de la chose. Ce sont également eux qui organisent les rencontres et encadrent les élèves. Cela représente une part importante de leur travail. « Nous nous sommes rendus, M. Martin et moi-même, à Aalborg en novembre afin de mettre en place la réunion qui rassemblera les lycéens de chaque établissement pour confronter les différents travaux, décrit Éric Basset. Nous avons également arrangé la visite du moulin hydraulique qui est la base de la partie prise en charge par les élèves de Niepce. En tout, le temps que nous avons consacré à ce projet se chiffre en centaines d’heures. »
Si la participation des professeurs est énorme, celle des élèves ne l’est pas moins.

« Nous avons fait acte de candidatures et on a ensuite été sélectionnés, relate Jean baptiste Gadan, élève appartenant à la section européenne de 1re 6, et participant au projet Comenius. » « Nous avons pris seulement des élèves qui faisaient Section européenne anglaise, avertit Éric Basset. En effet, ils doivent dans leur cursus scolaire avoir effectué au moins un projet à l’étranger et en ce qui concerne Comenius tous les travaux sont rédigés en anglais. »
Une fois choisis, les lycéens ont signé un contrat comportant un certain nombre de clauses. Parmi ces conditions, le fait de s’engager à rendre les réalisations demandées, mais également de recevoir les étudiants danois et anglais quand ceux-ci viendront. L’essentiel du travail s’effectue sur Fronter, une sorte d’intranet créé par les danois. « Ce site est extrêmement pratique, affirme Éric Basset. Il permet de travailler ensemble à distance et de se connaître. Nous avons réalisé un trombinoscope vidéo où chaque élève se présente durant une minute. Sinon, nous organisons parfois des réunions avec les élèves de Niepce le samedi matin afin de faire le point sur l’avancement de chacun. »

…mais une expérience plus qu’intéressante !
Les enseignants impliqués dans le projet en plein travail Le projet Comenius s’étale sur 2 ans et comprendra 4 rencontres entre les établissements, dont 2 au Danemark, 1 à Londres et 1 à Chalon. La 1re aura lieu à Aalborg du 23 au 25 janvier. « Je suis content de la tournure que prennent les événements, déclare Éric Basset. Chacun va présenter ses recherches aux autres lycéens lors d’une vidéoconférence. En ce qui nous concerne, nous traitons le sous-thème de l’hydroélectricité. Je pense que la confrontation va bien se dérouler. La population du lycée danois ressemble beaucoup à celle de Niepce. »
« Personnellement, je souhaitais partir au Danemark, indique Jean Baptiste Gadan qui comme tous les 1ers du projet se rendra à cette réunion d’Aalborg. Je suis satisfait de ce projet, car il est sérieux et je trouve l’expérience de la vidéoconférence passionnante. On a beaucoup appris lors de nos recherches et cela nous offre de nombreuses perspectives d’avenir. »



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