Insignifiante politique

19/01/2006 13:47Jérémy Andreu et Matthieu Sanchez
Les récents événements survenus dans les cités françaises ont permis à nouveau d'apercevoir qu'un large fossé se creuse entre les dirigeants politiques et ses futurs électeurs. Nous avons donc décidé de réaliser un sondage dans la cité scolaire du Banlay dont voici les résultats.

Auparavant signalons que 17 % des sondés voteront pour les prochaines présidentielles de 2007, ce qui est d'autant plus alarmant compte tenu des résultats qui vont suivre.
Immanquablement, «Nicolas Sarkozy » et «Jean Marie Le Pen » sont les noms qui reviennent les plus fréquemment de même qu'il apparaît clairement  que les jeunes ne connaissent que très partiellement la politique. En effet,  94 % des interrogés ignorent le nombre et le rôle des sénateurs et des députés, tout comme les seulement 4 % qui savent précisément en quoi consiste la mission du président. Aussi rappellerons nous brièvement qu'un député (ou un sénateur) propose et vote les lois, après que le premier ministre est déposé un projet, tandis que le sénateur la confirme dans un second temps. Quand au président, et chef de l'Armée par la même occasion, il nomme son premier ministre, peut dissoudre l'Assemblée Nationale et promulgue les lois.
Nous pouvons dès lors remarquer que ce que nous pouvons appeler la « culture politique » laisse grandement à désirer ; de plus ces noms  coïncident «  curieusement » avec les personnages les plus diffusés par nos «  fameux  »  journaux télévisés. Simultanément, il convient de s'inquiéter de la représentation réelle des votes dans la mesure où, si nos jeunes ne votent pas en toute connaissance de cause, ils n'expriment pas nécessairement leurs souhaits et leurs attentes. Ce phénomène est d'autant plus inquiétant qu'une fois devenus adultes, nous pouvons douter que ces jeunes électeurs acquérront une meilleure connaissance des partis et de leurs programmes. D'ailleurs, nous nous sommes également aperçus que si les jeunes étaient capable de citer des sigles politiques, il n'en demeure pas moins qu'ils n'en connaissent pas la signification !
Peut être serait-il judicieux d'intégrer dans le cursus scolaire d'études secondaires des heures de cours de politique à proprement parler, par exemple en étudiant comment les différents programmes répondent-ils à certains faits de société, sans parti pris (et sans jeu de mots) afin d'informer beaucoup plus concrètement les futurs votants, dans le but qu'ils aient une approche alternative à celle des médias.

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