Grandir sans enfance !

12/09/2005 14:20Nohmane MékariTypo Chalon sur Saone
En Haïti, les enfants de la classe défavorisée sont vendus ou donnés par leurs parents à des familles plus aisées. Ces enfants doivent accomplir du matin au soir les tâches domestiques exigées par leurs maîtres.

Bien qu'Haïti fût la première république noire à s'être délivrée des colons, 50 ans avant l'abolition de l'esclavage aux États-Unis, elle est aujourd'hui l'un des pays les plus pauvres au monde. Les deux tiers disposent de moins de 100 dollars (85 euros) par an pour vivre. Les familles issues du milieu rural, très défavorisées, donnent ou vendent contre une poignée de dollars haïtiens leurs enfants à des familles plus riches et pas forcément issues des plus hautes couches de la société. Brutalisés, exploités et parfois abusés ces enfants vivent dans le silence. Les garçons sont appelés « restavec » car ils restent avec leur maître et les filles « lapourça » car elles sont là pour ça (pour le sexe). Dans la tradition vaudou, l'enfant esclave est un zombie, un enfant muet, passif et même sans âme. Certains sont devenus esclaves dès l'âge de trois ans. Ces enfants-esclaves dorment sous la table de la cuisine, mangent les restes de leurs maîtres, blanchissent le linge, lavent les pieds de leurs maîtres... En cas d'erreur, de retard, les enfants sont battus à coup de pied, de bâton, de rigoise (long fouet en cuir). Aujourd'hui en Haïti ils sont environ 300 000. Parmi ces enfants 80% sont des filles car elles s'enfuient très rarement. Les enfants qui échappent à leurs maîtres se retrouvent à la rue. Ils exercent des petits boulots pitoyables qui leur permettent tout juste de manger. Devenus adultes ils deviendront mendiants, prostitués... Être « restavec » est reconnu par le gouvernement Haïtien. Les maîtres sont obligés d'envoyer les enfants à l'école et avant douze ans l'enfant n'a pas le droit de travailler. Toutes ces lois sont très rarement respectées dans les faits. Aristide, président du pays, perçu comme le prêtre des banlieues défavorisées, avait apporté un certain espoir. Son arrivée au pouvoir ne changea pas la situation de ces enfants. Le pouvoir s'exerce entre corruption et violence avec un taux de chômage qui touche 75 % de la population active, c'est pourquoi ce problème des enfants-esclaves passe au second plan. Mais où est leur dignité ? !

Monsieur et Madame Tombo, alarmés par cette barbarie, ont décidé de monter leur association « Cœur d'Haïti ». Vous pouvez les aider en leur adressant vos dons : Cœur d'Haïti, les Bruyères de Chatenay, 71290 - Simandre ou les contacter au 03 85 40 29 61

Commentaires: aucun
Ajouter votre commentaire
Pseudonyme *
eMail * (non publiée)
Titre du commentaire *
Commentaire *
captcha Recopier le code affiché *
* = requis

TEP Num 2 : zoom sur l'entreprise

TEP Num 1 : Moscou 2010

Envoyé Spécial Palestine

Envoyé Spécial Marine

Extra-Muros La réunion - Mayotte

Extra-Muros Maroc

Extra-Muros Bombay

Extra-Muros déportation

Extra-Muros Hué (Vietnam)

Extra-Muros Mali

Extra-muros France vue du Québec

Extra-Muros Quebec

Extra-Muros Vietnam

Extra-Muros Roumanie

Propulsé par La rOute du Net