Gaëlle Archaimbault : « Le travail ici, c’est assez compliqué ! »

09/07/2008 07:08Juliette Bourrigan
Gaëlle Archaimbault travaille pour une filière environnementale de l’usine Renault, au Maroc. Voilà donc quelque temps qu’elle collabore avec des Marocains, appréciant plus dans l’ensemble leur accueil que leur labeur.

Elle voulait « voir autre chose. » À 43 ans, Gaëlle Archaimbault n’est pas du genre à se décourager pour quelques milliers de kilomètres. Cette Bretonne d’origine, un peu masculine, n’en est pas à sa première expérience africaine. Toute petite déjà, elle a vécu six ans au Tchad.

Logo Renault. renault va construire un nouveau complexe industriel immense à Tanger
Logo Renault. Renault va construire un nouveau complexe industriel immense à Tanger

Travaillant pour l’usine Renault, elle a profité d’une offre à l’international pour débarquer en fin d’année 2007 au Maroc. Son travail consiste à mettre les usines, entre Casablanca et Tanger « aux normes environnementales internationales », dans un cadre écologique. « On recrée des stations d’épuration, on explique le traitement des déchets. Ou bien on invente, explique-t-elle. Il n’y a pas grand-chose qui existe ici. »

À son arrivée, elle s’est installée pour deux mois, mais aujourd’hui Gaëlle ne vit pas continuellement au Maroc. Elle n’y passe qu’un quart de son temps. En effet, ses activités à l’étranger ne se limitent pas au Maroc. « On bosse également en Chine », lâche-t-elle d’un ton détaché. En effet, elle reproduit son travail dans d’autres pays plutôt novices dans la recherche de solutions écologiques.

Travail et ramadan

« Le travail ici, c’est assez compliqué », explique Gaëlle Archaimbault. « Déjà pendant le ramadan, il n’y a rien qui avance. Alors que les plannings ne suivent pas le ramadan ! », plaisante-t-elle. Et en dehors de cette période de l’année, selon elle peu fructueuse en matière de travail, Gaëlle reproche à ses collègues marocains leur manque de communication : « Qu’elle que soit la question posée, la réponse est toujours oui ! Les Marocains ne disent pas s’ils n’ont pas compris ! », expose-t-elle en riant. Une particularité qui lui a parfois joué des tours. Mais malgré tout, Gaëlle se sent bien au Maroc, et si elle présente ces quelques défauts, elle n’oublie pas de voir aussi le bon côté des choses. « Ce qui me plaît le plus ici, c’est l’accueil des Marocains. Heureusement qu’ils sont gentils, souriants et accueillants », conclut Gaëlle Archaimbault, qui s’est finalement très vite intégrée au pays. « Vous savez, dans l’industrie, il n’y a pas de temps d’adaptation ! »

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