Entrez dans la danse !

15/11/2007 13:04Sonia BARGE
Samedi 29 septembre, 16h. Rencontre avec Hugo qui évoque sa nouvelle vie au Conservatoire National Supérieur de musique et de danse de Paris qu’il vient d’intégrer à 13 ans.

Les premiers pas vers son rêve

C’est à l’âge de cinq ans que le jeune Hugo Layer, qui en a aujourd’hui treize, a commencé à danser. Les moqueries de certains de l’ont jamais empêché de vivre sa passion au maximum. « La plupart des gens n’ont jamais compris pourquoi je préférais la danse au football, et beaucoup ne comprennent toujours pas. » confie-t-il. Heureusement il a pu compter, dès le début, sur le soutien de ses parents et de ses proches, qui l’ont toujours encouragé à faire ce qu’il aimait. Comme toute passion, la danse a toujours fait partie de sa vie, mais plus particulièrement ces deux dernières années, lorsqu’il a commencé à passer des auditions. « Ça fait maintenant trois ans que je désire faire ce métier. Avant, ce n’était que pour mon plaisir », précise-t-il.

«J’étais fou de joie»

Son premier passage devant un jury a eu lieu à l’Opéra de Paris en 2006. Il n’avait que douze ans. Le niveau des cours était trop élevé pour qu’il soit accepté. Cela ne l’a pas empêché de retenter sa chance en juin dernier. Malgré davantage d’expérience, il a de nouveau été refusé. Dans cette même période, il a également passé des auditions aux Conservatoires de danse de Cannes, de Marseille, puis de Paris. « J’étais fou de joie quand j’ai appris que j’était pris… dans les trois écoles ! » s’exclame-t-il avec un grand sourire. Libre de choisir, il a intégré en septembre le Conservatoire de la capitale.

Changer de rythme

On imagine facilement, à quel point il doit être dur, à treize ans, de venir vivre à Paris, dans un internat, loin de sa famille et de tous ses repères. Hugo relativise : « Ma famille, mes amis, ma vie d’avant me manque, bien sûr, mais je ne suis pas prêt de regretter ce choix. Beaucoup aimeraient être à ma place. Alors, je profite de la chance que l’on m’offre . » Une très bonne atmosphère de classe, des professeurs à l’écoute et une équipe de médecins (psychologues, nutritionnistes,…) l’aident à surmonter cette épreuve. De plus, il a la chance de pouvoir rentrer chaque week-end voir sa famille. « Je me sens très bien là-bas, même si je n’y vis que depuis peu de temps. C’est très dur, oui. Mais je suis motivé. Nous le sommes tous

Un emploi du temps chargé

Son emploi du temps est très différent d’un élève de 4 e ordinaire : il commence chaque matin par un cours de danse classique, puis enchaîne avec d’autres cours de danse plus modernes. L’après-midi, il quitte le Conservatoire pour se rendre dans un collège où il suit des cours normaux jusqu’à 18h. Il revient enfin à l’internat du Conservatoire pour la nuit. L’année prochaine, il étudiera en plus l’anatomie, l’histoire de la danse et la musique car, explique-t-il : « La danse, et plus particulièrement la danse classique, est indissociable de la musique

Tout ne se fera pas en deux temps trois mouvements

Si tout ce passe bien, il devrait rester là-bas cinq ans. Il espère réussir son bac F11 (qui n’existe que dans les écoles de danse) puis ensuite, faire partie des « Junior Ballets » pour avoir une véritable expérience de la scène avant de devenir professionnel. « La seule chose qui pourrait me stoppé , affirme-t-il, se serait une blessure et encore  !»

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