Elections présidentielles 2012
new_ARTICLE
François Hollande élu Président, les sympathisants fêtent la victoire à St-Rémy
Débat présidentielles 2ème tour : UMP / PS
Sur le terrain
UMP/PS : le débat télévisé de la rédaction.
Emissions spéciales. La course à l'Elysée vue par les jeunes militants.
La campagne en musique
Jean-Luc Mélenchon reprend la Bastille
Meeting de Villepinte : Sarkozy mobilise ses troupes
François Hollande en meeting à Dijon, Territoires et République
Mélenchon réchauffe des salles combles à Villeurbanne.
TypoVision
Les reportages
Typo l'Hebdo, saison 2011-2012
Typo au Castel : les Vaches
Typo l'Hebdo au lycée du Castel (Dijon) - 24 février
Objectif Métiers 2012 - Métier d'Art
Typo l'Hebdo - Spécial Semaine de la presse
Objectif Métiers 2011
Typo l'Hebdo - L'invité du mercredi
Nicéphore Niépce, un destin méconnu
Festival Radioactif - Montceau
Objectif Métiers 2010
Salon des Métiers et de l'Orientation
Festi'jeunes
Transeuropéen
Semaine de la presse et des médias dans l'école au lycée de Tournus
Reportage vidéos
Reportages extramuros
Objectif métiers 2009
C.Génial... la Science en fête...et en concours
Contactez-nous
Rejoindre Typo
Typo au Castel : les Vaches
Le film des photos prises ce 12 avril au Castel - Projet "les vaches"
Le prof d'Arts plastiques, initiateur du projet
Commissaire de l'exposition "Les Vaches !"
Sylvain Aubry, éleveur de bovins
Jean-Pierre Godot, éleveur de bovins
Photographe
Film d'animation
Documentaire
De l'expo au théâtre
Crédit agricole, le partenaire
Mag
Hors série Extra-Muros
Hors Série Envoyé Spécial
Hors Série Edition Première
Typo
Boutique TYPO
Entretien avec M.Constantin Ostaficiuc, président du Conseil Départemental de Timis
15/12/2004 19:13Ardelean Dana, Bica Laura, Kraicsik Arlene
" C’est à vous, les jeunes, d’accomplir les idéaux de la révolution de 1989 ! "
Reporter :
Monsieur le Président, au mois de décembre nous fêtons le 15e anniversaire de la révolution de 1989. Comment pourriez-vous caractériser les 15 ans parcourus par la société roumaine et par le département de Timis ?
Constantin Ostaficiuc :
Il s'agit de 15 ans de transition, c'est le plus important tournant de l'histoire de la Roumanie, le changement d'une civilisation à l'autre. La révolution a été sans précédent dans l'histoire. Nous avons avancé d'une société centralisée où l'Etat était très important à une société démocratique et à une économie de marché. Les 15 ans de révolution représentent des années de changements que la génération mûre n'était pas préparée à subir. Cette période de changement est ressentie par la jeune génération ainsi que par la génération participante à la révolution. Ces 15 ans ont été des années tourmentées, et tous ont voulu que ces changements se passent plus vite, ce qu'on n'a pas réussi à faire. 15 ans de décisions correctes entrelacées d'erreurs. 15 ans où on a fixé des trajets précis, ce qui est très important. Notre premier idéal, avant et après la révolution, c'est d'entrer dans la Communauté Européenne. Le deuxième, c'est le pacte Nord Atlantique, l'OTAN, qui est essentiel, et le fait que la population a accepté la notion d'économie de marché. Le fait que l'économie n'est pas clairement définie est ressenti chaque jour. J'espère que ces problèmes seront résolus en même temps que l'entrée de la Roumanie dans l'Union Européenne, et donc les règles qui serviront à nous guider seront les mêmes que celles des habitants de la Communauté Européenne.
Reporter :
Vous êtes un jeune politicien. Avec quelles pensées êtes-vous entré en politique ?
Constantin Ostaficiuc :
Je suis entré en politique le 01.08.1996, dans le Parti Démocrate. J'ai pris cette décision car je sentais qu'il était nécessaire de m'impliquer. Et tout cela car j'ai senti que je n'étais pas d'accord avec les résolutions des problèmes, et je pensais pouvoir faire un peu plus que les autres. Bien sûr, le premier objectif a été de faciliter la transition vers une économie de marché et donc vers une société meilleure. Le deuxième objectif a été centré sur le département de Timis. Je sens une frustration du fait que Timis est marginalisé ; cela m'a déterminé à mettre en évidence notre département, surtout sur le plan national.
Reporter :
Pourriez-vous nous dire lesquels des idéaux de la révolution se sont accomplis, et, évidemment, lesquels non ? C'est important pour nous, la jeune génération.
Constantin Ostaficiuc :
On ne peut pas les compter. L'idéal de la révolution représente une volonté d'une génération et d'un peuple qui a eu le courage de les exprimer et de lutter pour les réaliser. Par exemple, avant la révolution, on ne pouvait parler au téléphone qu'une fois par trimestre. Et on avait la télévision que pendant deux heures, ou il n'y avait que deux journaux et un film. Si l'on ne le vit pas, on ne peut pas le comprendre. Faites une comparaison avec l'explosion d'information d'aujourd'hui. L'idéal des habitants de Timisoara était d'entrer dans la Communauté européenne. Lorsque la foule était place de l'Opéra, elle a demandé la libre circulation et la liberté de s'exprimer d'aujourd'hui. On a atteint ces objectifs. Il est très intéressant car, en 2007, le même événement qui a eu lieu 2000 ans auparavant se passera : la circulation libre de l'Atlantique à la Mer Noire. Les idéaux envisageaient la liberté et ils sont une reprise des idéaux de la révolution française. La révolution a éclaté à un moment où la société en avait assez. Dans notre langue, il y a un proverbe : « Celui qui a le panier plein, a le sentiment que les autres sont rassasiés ». Une partie de ces idéaux s'est réalisée, mais pas si vite que nous l'avions voulu. C'est très difficile, parce qu'il existe des barrières, et c'est vous, la nouvelle génération, qui devez continuer le travail. C'est à vous de le continuer, et je crois que tous nos idéaux seront accomplis un jour.
Reporter :
En qualité de président du Conseil Départemental de Timis, qu'est-ce que le Conseil se propose pour l'avenir de notre département ?
Constantin Ostaficiuc :
Le conseil a maints projets. Par exemple, avoir de meilleures routes, l'alimentation avec de l'eau dans tout le département et, généralement parlant, une vie meilleure pour toute la population de Timis. Nous voulons développer les relations avec d'autres régions de l'Europe. Je me propose de ne pas oublier les idéaux de décembre 1989.
Reporter :
Vous venez de rentrer d'un voyage, pourriez-vous nous dire d'où exactement, et quel a été le but de ce voyage ?
Constantin Ostaficiuc :
J'ai été à Lyon, dans le département du Rhône. J'ai eu une rencontre avec le président du Conseil Général du département du Rhône. Le but a été la reprise d'une ancienne relation entre les deux départements. Nous avons signé un protocole en 1997. Jusqu'ici, nous n'avons complété ce protocole que traditionnellement et nous nous sommes dirigés vers la promotion réciproque de la culture française et roumaine dans Timis et dans le Rhône. On s'est fixé sur des problèmes sociaux. Ce sont ceux de ce département qui ont été les premiers à nous aider en 1989, et ils ont construit à Recas une maison spéciale pour les enfants handicapés. Cette maison fonctionne de nos jours aussi. Nous avons fait des échanges entre des élèves et des étudiants, nous avons établi des relations entre des élèves et des étudiants à l'avenir aussi.
Reporter :
Quand et dans quelles conditions entrerons-nous dans les structures européennes ?
Constantin Ostaficiuc :
Le 1 janvier 2007. La Roumanie n'est pas prête pour entrer dans l'UE, du point de vue économique. On ne peut pas mener une vie aux standards européens, et c'est ici que la communauté européenne intervient pour nous aider à dépasser nos problèmes.
Commentaires: aucun




Facebook
Twitter