Eboueurs : que pour les hommes ?

11/04/2006 09:37Aurélien DAUFRESNEDijon
Sandrine ROYET , 32 ans, ainsi qu' une conductrice de camion-benne, sont les seules femmes sur le Grand Dijon travaillant dans le ramassage d'ordures pour la Franco- Suisse . Nous avons rencontré Sandrine.

Ancienne responsable d'une bijouterie, Sandrine fut également comptable. Contrainte de chercher un nouvel emploi, et ne trouvant rien dans sa branche, elle dut se résoudre à postuler ailleurs . Une opportunité s'offrit à elle lorsque la Franco-Suisse recrutait en 2004. Elle présenta sa candidature et fut embauchée.
A présent employée depuis presque deux ans, elle a pris conscience de l'importance de son métier dans le monde actuel, et rappelle souvent que « si on n'était pas là, ce serait comme au Moyen-Age avec les rats et les déchets dans les rues ». S'il est vrai que les conditions de travail ne sont pas des plus aisées (début de journée à 5h30 avec le ramassage des ordures dans toute l'agglomératino jusqu'à midi), et sont les mêmes par temps de pluie, de neige ou en pleine canicule, Sandrine les accepte très bien.
La journée de travail commence par la répartition des secteurs à couvrir (dans la banlieue de Dijon), répartition qui varie chaque jour. Une fois son secteur connu, Sandrine va effectuer le ramassage jusqu'à midi puis revient la nuit pour couvrir le centre ville de Dijon  qui ne peut pas être fait le jour car « sinon on dérangerait les piétons, les commerçants et les bus ». Elle dit que « dans son métier on est toujours amené à trouver n'importe quoi, des trucs aberrants, comme des lecteurs DVD en bon état ... » mais les éboueurs n'ont bien entendu pas le droit de les prendre, ils doivent les remettre au service encombrants.
Chaque jour la tournée consiste à ramasser soit le recyclable, soit les ordures ménagères, ou bien le verre. « Les jours de marché, c'est quelque chose aussi ! » lance-t-elle avant d'ajouter « Les gens laissent de tout, mais les marchands font attention, ils empilent bien leurs cagettes vides ». Tel qu'elle nous le décrit, son métier semble assez original, mais « quand c'est tous les jours, on en a vite assez ». Etre entourée uniquement d'hommes ne semble pas être une contrainte pour elle, étant donné qu'elle a déjà travaillé pour l'armée de terre, elle ajoute même « ce ne sont pas des méchants ».

Commentaires: aucun
Ajouter votre commentaire
Pseudonyme *
eMail * (non publiée)
Titre du commentaire *
Commentaire *
captcha Recopier le code affiché *
* = requis

TEP Num 2 : zoom sur l'entreprise

TEP Num 1 : Moscou 2010

Envoyé Spécial Palestine

Envoyé Spécial Marine

Extra-Muros La réunion - Mayotte

Extra-Muros Maroc

Extra-Muros Bombay

Extra-Muros déportation

Extra-Muros Hué (Vietnam)

Extra-Muros Mali

Extra-muros France vue du Québec

Extra-Muros Quebec

Extra-Muros Vietnam

Extra-Muros Roumanie

Propulsé par La rOute du Net