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Dur dur d'être journaliste !
28/12/2002 02:26Eddy Petit
Souvent, dans ces pages, on vous mitonne des comptes-rendus de spectacles ou des interviews afin de vous faire voir sous un autre angle des artistes déjà connus ou de vous en faire découvrir de nouveaux… Un travail qui relève parfois de l’exploit !
L
a première partie de l’épreuve se déroule avant le spectacle. Elle consiste à y entrer, en tant que journaliste, pour y assister. Il faut contacter les responsables afin de les prévenir de notre présence et réussir à se faire accepter comme journaliste à part entière. Pas toujours facile lorsqu’on est encore un « gosse » et qu’on ne possède pas la vraie carte de presse(on n’est pas salarié). Certaines boîtes de production ne veulent rien entendre et certains artistes (on ne donnera pas de nom) ne désirent pas nous recevoir. Mais on sait se battre et on ne se décourage pas pour si peu. Un jour, (ton rageur) ils verront ! Et puis, il y a toutes les fois où, finalement, on parvient à la faire, cette interview ! Des victoires qui redonnent courage et motivation !
Quand, enfin, on est dans l’arène, on souffle. On se décontracte mais on n’oublie pas pour autant de prendre des notes…Le spectacle touche à sa fin, les gens rentrent se mettre au lit, la soirée s’achève doucement… et la nôtre commence !
Deuxième partie de l’épreuve : les interviews qui n’ont pu être négociées avant le spectacle ou qui n’avaient pas été prévues pour x raisons s’improvisent. La chasse commence : du journalisme d’investigation, du terrain ! On essaye de les approcher, de leur parler, on les cherche, on passe entre les mains de nombreux responsables qui nous envoient toujours vers d’autres responsables...
Il faut déjouer les pièges. Lorsque qu’on arrive dans les grands hôtels pour savoir si la personnalité y est descendue, des réceptionnistes malveillants essayent de nous cacher la vérité, tentent de nous aiguiller sur de fausses pistes, se téléphonent entre eux et se marrent en nous faisant faire le tour de la ville (on ne les oublie pas, vengeance !) Des kilomètres à pied, dans la nuit et dans le froid, pour une récompense au bout ou parfois rien du tout. Mais après tout, si on le fait, c’est qu’on aime ça ! Finalement avec un beau succès ou avec une belle défaite (ce n’est qu’une bataille) on rentre chez soit avant que le jour se lève parce que, le lendemain, on a une interro de maths et parce qu’après deux heures du matin, certains parents s’inquiètent.
La partie « rigolade » est terminée et maintenant il faut pondre un papier qui puisse vous donner envie d’aller voir ou pas quelque chose pour telles ou telles raisons sans se contenter de dire « c’était vraiment bien » ou « c’était nul ».
Mais jusqu’à présent on a montré que, parce que des gens nous font confiance, on peut faire du bon boulot (du moins on l’espère) et que, parce que nous sommes jeunes, on peut avoir un point de vue et une approche intéressante. Bon, ce coup-ci, il faut que j’aille réviser le bac !
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