Des lycéens héroïques
03/05/2007 14:36Sophie Olivier
Des élèves de premières littéraire et économique et sociale du lycée Georges Sand ont effectué un voyage à Verdun sur la première et la seconde guerres mondiales, du lundi 19 au mercredi 22 mars, organisé par Mr Martin Gérard et Mr Martin Olivier.
Sept jeunes ( à savoir Romain Filali, Pierre Nicolas, Kévin Barbet, Jérémy Blachon, Cédric Dumont, Marian Desmarescaux et Antoine Boyer) ont été témoins d'une noyade pendant leur quartier libre à Strasbourg et Romain, Pierre, Kévin et Marian ont aidé à récupérer -in extremis- le corps d'une femme.
Nous avons interviewé Romain et Pierre :
"Lors de la prise de notre déjeuner, nous avons entendu quelqu'un crier "une femme à l'eau!" Et nous nous sommes précipités pour voir ce qui se passait, en nous rapprochant de la rive. On y voyait un corps inerte qui flottait, à proximité du bord et on vit arriver un agent de sécurité qui tenta de le repêcher. Cependant, le courant était trop fort alors nous sommes allés l'aider car sinon il se faisait emporter lui aussi. Un autre agent est arrivé, alerté par ce même cri et nous aida aussi. Mes camarades retenaient les pieds des hommes qui pouvaient tomber à tout moment. Moi-même je tenais le corps de la femme à bout de bras. Kévin prêta sa ceinture pour attacher les pieds de la noyée dans le but de faciliter la prise."
TYPO : " Comment est-ce que cela s'est-il donc terminé?"
Romain : " Et bien finalement, des plongeurs sont apparus et ont ainsi pu sortir le corps de l'eau. Heureusement qu'ils sont arrivés car les deux agents commençaient à peiner. Après, le SAMU est arrivé et a tenté de la réanimer vainement. Mais par la suite, nous avons appris qu'elle avait repris connaissance dans l'hôpital."
TYPO : " Et quand cette scène tragique s'est-elle déroulée?"
Romain : " Cela s'est passé aux alentours de midi, mercredi 21, en dessous de la place d'Austerlitz.
Je tiens à ajouter que j'ai été choqué par l'attitude des badauds qui filmaient plutôt que de nous venir en aide!!"
TYPO : " Comment les professeurs ont-ils réagis?"
Romain : " Nous les avons tout de suite appelés pour les prévenir que nous risquions de dépasser l'heure autorisée. Au début ils ne nous ont pas cru, ce qui nous a un peu déçu de leur part mais ils se sont très vite rendu compte de notre crédibilité. Ils se sont par la suite excusés longuement devant tous les élèves dans le car pour leur temps de réaction et nous ont chaleureusement félicités. Nos camarades, émus, nous ont fortement applaudi."
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