Des dispositifs différents

30/03/2006 09:58J Rivière J AndreuNevers
Après les manifestations survenues dans la Nièvre, nous avons mené notre enquête pour connaître l'attitude des établissements Neversois face aux grèves contre le CPE.

Privés ou publiques les établissements voient d'un assez mauvais oeil le fait que leurs élèves aillent crier leur mécontentement. En effet, si une grande partie des élèves « sèchent » les cours par convictions, d'autres voient dans les manifestations un moyen de faire l'école buissonnière. On comprend donc la réticence des différents lycées à laisser partir leurs élèves dans la rue, sans compter que pour de nombreux étudiants la période des examens approche à grands pas.
Malgré cela le motif manifestation ou grève, s' il n'est pas employé abusivement, semble être accepté par l'ensemble des lycées, du moins au dire des étudiants car si certains établissements comme Jules Renard ou Raoul Follereau ont été coopératifs en nous  fournissant par exemple leur taux d'absentéisme ( 97% pour Raoul Follereau mardi dernier ) d'autres n'ont pas daigné répondre à nos questions. Toutefois, certains proviseurs nous ont quand même confié que si les manifestations allaient en s'amplifiant ils se verraient peut être obligés, en vue de l'approche du bac, d'adopter une attitude plus sévère (sans préciser les sanctions envisagées ).
 Nous avons donc pu établir un bilan plutôt positif de l'attitude de nos établissements neversois avec même quelques originalités. A Saint-Cyr ou l'Espérance par exemple, pour limiter le désordre, un dispositif intéressant a été mis en place, chaque élève doit faire remplir en début d'année ou en s'inscrivant une fiche par ses parents l'autorisant ou non à manifester ce qui permet au lycée de n'être que peu touché par l'absentéisme du aux grèves. Mais tout n'est pas si rose. En effet si l'écoute entre administration lycéenne et étudiants semblait régner, il apparaîtrait que dans la pratique ce n'est pas toujours le cas. En effet durant ces dernières semaines, de nombreux élèves ont affirmé avoir été «  bloqués » dans leur lycée. A Alain Colas par exemple, les sorties auraient été bloqués par des surveillants pour limiter l'abscentéisme. Cette attitude choquante nous a amené à jeter le nez dans les textes de lois et là surprise. En effet, d'après un décret du 18 février 1991 la loi ne prévoit aucun droit de grève pour les lycéens mais bien au contraire l'obligation d'assuidité en cours. Suite à cela on se demande si la loi n'aurait pas un peu de retard sur notre société ou même syndicats et grèves ne suffisent pas à faire entendre la voix du peuple.

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