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« Démocratiser la culture »
24/07/2010 12:53Alexis HontangChalon dans la Rue
Du mercredi 21 juillet au dimanche 25, les arts de la rue sont à la fête à Chalon-sur-Saône. Compagnies professionnelles, artistes amateurs et de joyeux festivaliers se côtoient dans ce rendez-vous annuel devenu incontournable en France. Pedro Garcia, le directeur artistique, fait le point sur les objectifs du festival.
Typo : En 2009, Chalon dans la Rue avait attiré plus de 200 000 spectateurs. Comment faire mieux pour la vingt-quatrième édition ?
Pedro Garcia : D’abord, nous ne possédons aucun objectif en termes de fréquentation. Pour autant, notre recherche se base sur la démocratisation culturelle, en attirant donc un maximum de public de tous horizons, de toutes couches sociales. Seulement six spectacles dans le « In » sont payants, à des prix qu’on a voulus accessibles (3 et 5 €, N.D.L.R.). Regardez un festival de rock, les tarifs peuvent grimper jusqu’à 100 € pour une journée ! De plus, des efforts ont été produits pour accueillir les personnes souffrant de handicaps. Des programmes en braille ont été distribués, des places pour les chaises roulantes réservées, par exemple.
T. : Toutes ces installations nécessitent des dépenses supplémentaires. Comment vit financièrement le festival dans ces « temps de crise » ?
P.G. : C’est sûr, il paraît que les collectivités territoriales auraient des dettes et que des bailleurs de fonds connaîtraient des périodes difficiles. Certaines entreprises ont même divisé leurs aides par deux. Mais, malgré tout, le budget reste de l’ordre de 900 000 €, et permet de faire vivre suffisamment le festival.
T. : Économiquement, la précarisation des artistes est souvent mise sur le devant de la scène. Cela ne nuit-il pas à la diversité et la qualité des représentations ?
P.G. : Tant qu’il y a des forcenés pour montrer le fonctionnement de notre société, il y aura des artistes ! Et pour nous, organisateurs, le choix des troupes est toujours aussi difficile. Ainsi, la pluralité des spectacles n’est pas remise en cause. Pour preuve, cette année, plus de 170 compagnies sont accueillies dans le « Off », certaines venant de Belgique, d’Israël et même du Japon ! C’est aussi 200 projets artistiques et 70 créations 2010 !
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