DÉBAT SUR LA CITOYENNETÉ EUROPÉENNE
09/01/2004 10:35Pojar Ramona, 17 ans- Typo RoumanieTypo Roumanie
Des diplômes communs, un système scolaire voisin dans toute l'Europe?. Utopie, réalité, volonté d'y arriver... ?! Des jeunes Roumains, Français, Allemands, Danois, réunis dans le cadre d'un projet Coménius, disent "oui"... mais non pas sans débat.
P endant un échange scolaire, nous nous sommes réunis tous, Roumains, Français, Allemands et Danois (participants au projet), au lycée "St.Joseph“ de Bressuire pour débattre sur le thème: "L‘Europe de l‘éducation, existe-t-elle ?“.
Pour cela, nous avons été divisés par dix groupes, chaque groupe étant composé de trois Allemands, trois Danois et deux Roumains, avec leurs correspondants français, c‘est-à-dire seize personnes en tout. Au cadre de ces groupes, qui portaient le nom de "Assemblée régionale“, chacun devait parler, à tour de rôle, du système d‘enseignement de son pays. Ensuite nous avons rejoint un autre groupe pour former une "Assemblée nationale“ et pour discuter sur les avantages et les désavantages des diplômes communs.
La dernière étape du débat a été l‘
organisation d‘un Mini Parlement Européen
. Deux représentants de chaque groupe ont été choisis pour être les porte-parole des "assemblées“, c‘est-à-dire, pour exprimer et argumenter leur opinion "pour“ ou „contre“. Chaque intervention était traduite dans les quatre langues des participants, afin que tout le monde puisse être au courant du sujet et des raisons évoqués. En fait, on devait répondre à la question: "
Voulez-vous qu‘en Europe, les programmes scolaires et les diplômes des lycées soient identiques ?“
Les "
contre
“ ont essayé de nous ouvrir les yeux sur le risque de marginalisation des cultures nationales et régionales, de perte de l‘identité nationale et surtout sur les obstacles financiers et matériels difficilement surmontables. Ils disaient aussi que les échanges scolaires perdraient leur charme si l‘on faisait tous la même chose à l‘école. Moi, je dirais qu‘un échange scolaire ne consiste pas seulement dans la découverte du système d‘enseignement d‘un pays, mais aussi et surtout dans l‘approche des jeunes de notre âge, dans les relations interhumaines et les amitiés qu‘on peut lier avec eux, en faisant ainsi les premiers pas vers une union réelle.
En ce qui concerne les "
pour
“ ils paralaient d‘une reconnaissance des qualifications qui permettrait une plus grande mobilité dans le travail en Europe. Cela mettrait fin aussi aux problèmes administratifs qui apparaissent quand il s‘agit de faire valider un diplôme. En plus, ce n‘est pas juste qu‘un Roumain, par exemple, ayant fini ses études supérieures, soit obligé de travailler en France comme serviteur dans un bar ou femme de ménage, seulement parce qu‘on ne reconnaît pas son diplôme.
Ce qui m‘a frappée le plus c‘est que les Danois, bien que faisant partie de groupes différents, ils ont presque tous été contre, ayant les mêmes idées et la même conception: nous sommes beaucoup trop différents pour avoir quelque chose de commun en ce qui concerne l‘école, ou plutôt dit: personne en Europe ne peut toucher notre niveau d‘éducation.
Finalment, nous sommes arrivés à un point commun: ce serait bien d‘avoir de diplômes identiques, pourtant les programmes scolaires peuvent rester spécifiques à chaque pays.
La réunion s‘est achevée par un referendum.
Nous avons tous eu la possibilité de voter "oui“ ou "non“. Les opinions variées et contradictoires se sont revélés dans les résultats aussi:
53% oui
et
47 % non
.
Bien que la différence soit très petite, il faut remarquer quand même un avantage pour les "oui“ ce qui prouve que nous sommes sur le bon chemin et que l‘Europe des jeunes a encore beaucoup de chances !
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