Comment combattre la mendicité à Timisoara
09/11/2004 20:24Raluca Zamfir
On marche dans des rues tantôt étroites, tantôt larges, à la périphérie ou au centre ville. On voit des differents objets des bâtiments très beaux, très élègants, des personnes parmi lesquelles on retrouve souvent des mains tendues qui attendent…quoi ? Notre pitié et finalement notre argent. Pourquoi ?
Pourquoi ? Les raisons sont multiples et différentes d'un cas à l'autre : les uns souffrent de maladies graves qui ont besoin d'un traitement de spécialité, autres sont sous l'influence des drogues, il y a des personnes qui n'ont pas une famille, qui proviennent d'un foyer et qui n'ont pas où retourner et le pire c'est qu'il y a des individus qui ne se rappellent plus leur identité. Ils vivent dans des égouts et le jour et font la manche. Il y a des cas ou certains mendient parce que c'est leur unique possibilité de survivre mais il existe des personnes qui font partie de vrais réseaux de mendicité où ils sont exploités.
Comme plusieurs villes de la Roumanie, Timisoara, se confronte à ce phénomène appelé la mendicité. Cela concerne des enfants, des adultes et des vieillards ; leurs yeux humbles mendient et disent leur histoire triste.
La municipalité de la ville essaye de combattre ce problème en cherchant les meilleures solutions, mais en ce moment ces solutions sont limitées. Ainsi on a constitué un “Comité technique d'action” formé des institutions telle la Préfecture, la Mairie, la Gendarmerie, et de différentes organisations non-gouvernementales. Par conséquent “Le centre de transite pour les mineurs”, “La direction générale de la protection des droits de l'enfant”, “La fondation caritas”, et “La fondation timisoara ‘89” ont donné un coup de main en offrant la possibilité d'abriter une partie de ces personnes malheureuses. Et n'oublions pas les O.N.G. qui ont offert leur aide. Même si les uns sont abrités il y en a des dizaines dans les rues qui mendient.
Le programme propose de décourager la mendicité, ainsi la solution la plus simple serait que la population ne donne plus d'argent à ceux qui en demande. En plus la police, la gendarmerie, les gardiens leur appliquent des amendes.
Que faire donc ? Est-ce que nous pouvons faire quelque chose ? Peut-être oui. Les organismes sociaux sont les seules qui puissent leur offrir l'alternative dont ils ont besoin pour dépasser la situation actuelle. Leur donner de l’argent ne représente pas une mesure viable mais apparente. Ainsi on encourage le phénomène et on maintient cette situation. Ce qu'il faut faire c'est ne pas condamner les personnes et nous impliquer tous dans sa diminution, en aidant les organes à leur offrir un vrai appui. Le succès de cette action dépend de tout le monde !
Commentaires: aucun


