Claire comme de l’eau d’Ouzoud
02/06/2008 08:38Alexandre MathisOuzoud
Les cascades d’Ouzoud sont un lieu touristique de premier choix avec leurs chutes d’eau qui émerveillent et leurs allées recélant de trésors culturels.
À la surface des rochers, coule une eau claire et fraîche. Bienvenue à Ouzoud, à 2 heures de Demnate, par la route. Ici se niche une superbe cascade, dissimulée aux confins du Moyen-Atlas comme un trésor que garde jalousement le Maroc.
La vue donne le vertige d’en haut, émerveille une fois en bas. Des trombes d’eau s’abattent sur la roche et le touriste se retrouve spectateur de cette immensité. Pour atteindre le bas de la cascade, des centaines de marches d’escalier sont à dévaler. La descente est longue ; restaurants et boutiques se multiplient le long du trajet. « Vous voulez des souvenirs, les gazelles, demandent les marchands postés, profitant des touristes qui passent. Une petite pause, allez, c’est fatigant le trajet. » Peu de touristes semblent s’y arrêter. La plupart préfèrent explorer les lieux, traverser la rivière avec l’aide d’un passeur. Pour quelques dirhams, ces bonshommes enjoués vous font faire un petit tour de barque, histoire d’admirer de près la chute d’eau et de la mitrailler de photos.
Un décor, mais aussi de la vie
« Vous n’avez pas vu des singes magots par hasard ? demande un jeune couple d’Italiens. Parce qu’on nous a dit qu’il y en avait, mais ils se cachent, je pense. » Effectivement, ces petites bestioles malicieuses ne jaillissent des fourrés que lorsqu’un visiteur bienveillant sort les cacahuètes. Bien que ce soit mauvais pour leur santé, comme l’explique une pancarte d’avertissement, les magots en raffolent. Ils se jettent sur la nourriture, et se battent parfois entre eux. Ce spectacle a le don d’amuser grandement leurs cousins humanoïdes qui pouffent de rire devant leurs pitreries.
Mais les lieux révèlent d’autres trésors. Au hasard d’une table, une vieille Berbère de 72 ans discute avec les gens. Elle s’appelle Fatma et a à peu près autant de rides que de tatouages traditionnels. « Je vis depuis toujours dans l’Atlas profond, mais je viens parfois jusqu’aux cascades pour récupérer de l’argent », raconte-t-elle. Très en forme pour son âge, elle cause en fumant du haschisch. « Avec l’argent que je récupère, j’achète du hachisch », précise-t-elle alors. Voilà tout le contraste de ce lieu de rêve : une expédition touristique dans un lieu où la tradition se mêle au présent.
1La cascade de Ouzoud : un instant férique
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3La superbe cascade de Ouzoud
4Au bas de la cascade; on y descend par un escalier
5Fatma, 72 ans, vit dans l'atlas profond. Elle vient à la cascade pour les touristes
6Au bas de la cascade, on peut traverser la rivière avec un bac
7Pour quelques dirhams, le passeur vous fait faire un petit tour de barque
8Un moyen pratique et peu cher pour s'approcher de la cascade
9Petits et grands profitent de l'eau fraîche
10La cascade de ouzoud : un détour nécessaire
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