Chacun sa m...

28/12/2002 02:26Aurélie
Qui n’a jamais, par mégarde, mis le pied voire même les deux dans une crotte de chien plantée bien au milieu du trottoir ?
Qui n’a jamais, par mégarde, mis le pied voire même les deux dans une crotte de chien plantée bien au milieu du trottoir ? J’avoue que, naïvement, je croyais être la seule à nourrir le secret dessein d’étriper l’animal responsable de cette atrocité aussi je réprimais cette pulsion destructrice pour ne pas choquer les amis des bêtes. Cependant, une réunion sur la propreté dans les villes à Paris, notre belle capitale si souvent décorée par la gente canine,  a montré que, pour une multitude de personnes, il devient insupportable de zigzaguer entre les déjections de nos fidèles compagnons ou pire de traîner des pieds pendant toute la journée pour se débarrasser des odeurs inopportunes qu’elles offrent. Bon nombre de solutions ont été envisagées pour remédier à la prolifération des excréments qui font un peu tâche( ! ) devant les vitrines des commerçants se voulant avenantes. Si nos vilains cabots ne sont certes pas capables (la science en a témoigné) de comprendre qu’il y a un lieu pour tout et que non, on ne peut pas creuser un trou dans le béton des rues, on a encore quelques espoirs d’atteindre le cerveau de leurs maîtres. Après les inscriptions «  Apprenez-lui le caniveau » sur le sol qui certes était peut être trop subtile pour que le commun des mortels y prête attention, certains, décidés à éradiquer ce fléau de leur vie, parlent d’une amende  que l’on ferait payer à ceux qui ne ramassent pas les cadeaux de leur toutou. Des distributeurs de sacs plastiques « spécial chien » et la multiplication des « moto-crottes » ont aussi été évoqués …
Mais le problème est-il réellement le manque de moyens mis en place ? Pas sûr car pour certains, il est répugnant et totalement exclu de s’abaisser pour ramasser les étrons canins, estimant sans doute qu’ils payent suffisamment d’impôts pour que la ville fasse nettoyer la chaussée. Peut être devrait-on leur signaler que personne ne les a forcés à se doter d’un animal de compagnie et que l’amour des bêtes ne s’arrête pas à la première contrainte. De plus, les employés de la ville, eux, ne sont justement pas des chiens et n’ont pas besoin d’un surplus de travail : entre les papiers et les mégots, ils ont assez à faire. Enfin, c’est sur de petites choses que l’on peut agir à son niveau pour le bien être collectif : faut-il citer les aveugles et les handicapés, victimes de ce laisser-aller et qui sont d’ailleurs au cœur d’une vaste campagne de prévention sur ce sujet à Paris ? Oublierait-on l’esprit citoyen ? Dans ce cas, il reste l’ultime solution : opter pour des poissons rouges…
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