Ça vole à St-Leu !

24/08/2009 14:23Quentin GuilletLa Réunion

Conditions climatiques optimales, paysages somptueux, soleil souvent au rendez-vous : tout s’harmonise à St-Leu, où chaque parapentiste, qu’il soit champion du monde, moniteur, élève ou débutant, y trouve son compte.

La Réunion se prête parfaitement au parapente.St-Leu est le paradis des parapentistes. Et pour cause, toutes les conditions climatiques sont réunies pour permettre aux passionnés de s’éclater, aux élèves de se perfectionner et aux touristes débutants de découvrir l’activité sous les meilleurs auspices. « J’ai effectué près de 180 vols. Mais je ne suis jamais blasé. Je suis toujours à la recherche d’un plaisir jamais assouvi », sourit Maurice, un inconditionnel. « Quand j’ai commencé, ça s’appelait le parachute de pente, se souvient-il. C’était beaucoup plus dangereux qu’aujourd’hui même si ça reste un sport à risque ». « À St-Leu, nous sommes dans la côte sous le vent. Le relief nous protège des vents dominants. Sans compter ce temps idéal : sec et venté », s’enthousiasme Jean-Baptiste, chef de la base de parapente Azur Tech. « Cela nous permet de voler potentiellement 300 jours par an, ce qui est énorme. On ne voit ça nulle part ailleurs. À titre de comparaison, on ne peut voler que 120 jours en métropole », se réjouit son collègue Henri.

L'atterrissage: un moment difficile...Fort de ces atouts, St-Leu se révèle une pépite pour passionnés et attire de nombreux touristes locaux, métropolitains, voire même étrangers. Mais ils ne sont pas les seuls à venir se frotter à l’activité. « Certains se perfectionnent et apprennent à voler en solo. Car St-Leu est aussi le meilleur site pour la formation », confirme Henri. Il tempère : « Dans ces cas-là, on a souvent affaire à des locaux. Peu de métropolitains peuvent se permettre de venir apprendre à voler ici à cause du prix du billet d’avion ». Vrai problème pour ces moniteurs qui perdent ainsi des clients et qui voient d’un mauvais œil le projet de tourisme de qualité prônée par l’Ile de la Réunion Tourisme (IRT). « Ce qu’il faut, c’est un tourisme de masse. Le parapente, comme toutes les autres activités à la Réunion, s’adresse au grand public », clame Henri qui, comme tous ses collègues, a passé son Brevet d’État (BE) en métropole. Étonnant… « En fait, le BE de parapente n’existe pas à la Réunion », justifie Jean-Baptiste. Paradoxal pour cette île qui reçoit chaque année les meilleurs parapentistes internationaux lors d’épreuves qualificatives pour la Coupe du Monde.

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