Adjé ou Djambé

01/06/2006 09:36RUEL Manon, FRESSANCOURT Léa
Adjéwodo Siliadin a 19 ans et vient du Togo. Il nous parle ici de sa passion pour le tam-tam, sa manière de le pratiquer et de le partager par l'enseignement.

Adjé est né dans un petit village où la fête est omniprésente, et le djambé résonne en tout lieu en permanence, accompagné de toutes sortes d'instruments à percussion. Son envie d'apprendre est née en entendant les adultes ; à force d'écouter, une admiration a grandi et l'a poussé à les imiter ; il décide alors d'apprendre avec ses amis. En eux des rythmes résonnent. Ils s'entraînent sur des marmites.
Adjé a quitté son village natal à 13 ans pour suivre des études en France. Il continue la pratique du tam-tam en donnant des cours privés, ce qui lui plaît beaucoup. « C'est agréable car ici, les gens ont une grande soif d'apprendre » a-t-il confié. Il a crée un club dans son collège, ce qui a donné lieu à un concert de fin d'année couronné de succès : « La salle était remplie, nous avons vraiment partagé un bon moment, la reconnaissance du public était touchante ». Adjé joue avec ses amis qui l'accompagnent à la guitare ou à la batterie.

Pour apprendre le djambé, explique-t-il, le principal est de le considérer comme un plaisir, un amusement mais il faut énormément s'investir. Pour cet apprentissage long et difficile, la patience est indispensable. Une bonne oreille est nécessaire pour reproduire les rythmes en accord avec les chants. Jouer en collectivité est très motivant car il faut être en harmonie avec les autres musiciens. Cela aide également à progresser, on peut improviser des variantes et la compétition pousse à s'améliorer.

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